20 octobre 2009
« Ce n’est pas liturgique ! »
Tout à commencer par une procession en bonne et due forme après que le cérémoniaire, comme chaque fois, soit monté sur un banc pour donner ses instructions… écoutées d’une oreille discrète…
L’ordonnance est capitale ! La procession s’ébranle à travers les bosquets qui entourent l’église. En haut du chœur nous retrouvons le cérémoniaire qui est arrivé là par je ne sais quel raccourci… qui fait la circulation… « Toi par ici, toi par là … » hum il ne lui manque qu’un bâton de gardien de la paix ! Remarquez, c’est vrai il n’y a rien de plus indiscipliné qu’un prêtre ! Quel ordonnancement liturgique !
Par la suite, heureusement qu’il y avait un cérémoniaire, car l’évêque ne semblait jamais vraiment savoir ce qu’il devait faire ; où le faire, quand le faire et comment le faire… Je trouve qu’il y a des évêques sympa avec toutes les cérémonies qu’ils se sont tapés, ils font mine de ne pas savoir, juste pour donner du boulot à un cérémoniaire… Voilà un évêque qui lutte contre le chômage et voilà un cérémoniaire qui s’imbibe de la sainte liturgie ! J’ai remarqué qu’il avait encore du boulot ce cérémoniaire car il avait planqué le sermon de l’évêque qui le cherchait partout. Dommage qu’il l’ait retrouvé sinon on aurait une superbe impro ! Mais en liturgie on n’improvise pas, non monsieur, on n’improvise pas, mais on vise, à ce que tout soit aux normes !
Autre moment de panique… Ils avaient bien choisi les personnes pour faire la procession des offrandes. J’y ai reconnu pas mal de mes frères béninois… mais alors cela ne ressemblait pas du tout à une danse des offrandes haute en rythmé et couleur là-bas au Bénin ! Mais là n’est pas l’important : les coupes sont apportées pour le pain et le vin… Elles finissent par arriver sur l’autel après être passées de mains en mains. Et là au stupeur les coupes sont vides. A sec ! Pas une « Larme du Père » (Les larmes du Père pour les ‘ignares’ c’est un côte du Rhône, un saint Joseph !
Alors d’un clin d’œil averti le cérémoniaire déjoue le piège fatal… (C’est souvent qu’on oublie le vin, ou qu’on le remplace par de l’eau.. si, si , le jour de mon ordination a consacré plusieurs coupes d’eau !!! ) Mon Dieu ! Était-ce donc valide, licite, liturgique ? Bien des questions qui ne doivent pourtant pas mettre à mal la foi…. Bref voilà un peloton de deux secouristes qui remonte l’allée à grandes enjambées mesurées, tenant chacun un 75 cl de blanc spécial messe à la main… Ouf on y a échappé bel !
Bon deux heures plus tard on s’apprête à sortir. Un enfant de cœur, de très grand cœur même… qui est resté planté sagement là toute la célébration me dit : « Je prends la croix ? »
- Oui, oui, super lui dis-je.
Et son copain s’empare du socle de la croix : « Et moi, je l’emmène ? »
- « Heu , oui, non, enfin si tu veux. »
Un peu gauche, mais déterminité, il le prend comme il aurait pu porter son petit frère, dans ses bras ! Je me dis que le cérémoniaire n’a pas tout réglé.
Je passe devant le Livre exposé fermé sur un pupitre et je me dis comme l’enfant de chœur.
« Je l’emmène ? » … Ni une, ni deux, je le prends, et me dis que tout de même le nouveau diacre qui vient d’être ordonné pourrait bien porter la parole dehors … histoire de ne pas la laisser toute seule ici ! Je luis donne : « Tiens la parole, ne l’oublie pas, ne pars pas sans !» Je m’attire les foudres du cérémoniaire : « Mais ce n’est pas liturgique ! »
Oui je le sais bien que ce n’est pas liturgique mais trop de liturgie tue la liturgie !
Épilogue en sacristie : nous nous sommes expliqués sur ce petit différent et avons convenu qu’en fin de compte, ce Livre, on pouvait bien le laisser tout seul à l’intérieur car la Parole est maintenant vivante au cœur de ceux qui courent vers le monde, mais qu’elle pouvait aussi sortir dans la vie quotidienne dans les bras du semeur qui emporte sa semence … pour semer !
Laissez rentrer la vie ! Laissez passez la vie !

L'ambon est resté vide,
le Livre est sorti par la grande porte !
La paroel est semée !

Et tout fini avec une autre liturgie...
L'homme du jour, aux deux tabliers :
celui du diacre et celui du cuisinier !
14 octobre 2009
Marathon à Parakou...
Le Marathon : 3ième édition est en gestation...
Un site pour suivre la préparation de l'événement.
cliquez sur le logo!
Un plongeon librement consenti
Dimanche Thomas a rejoint les baptisés du monde
Nous étions ensemble peuple qui lutte avec Dieu pour briser les sombres entraves du mal et de la mort
Nous étions ensemble à cette heure à habiller la terre et nos vies avec les couleurs de l'automne et celle de l’aurore.
Dimanche c’était baptême.
Dimanche c’était fête ...
Merci Thomas...
26 septembre 2009
Prière pour une année presbytérale.
J’ouvre cette année avec une prière née des questions et des tempêtes, des pas et des courses accomplis sur les chemins de ministère depuis un certain 1er mai 1982 ! Bien sûr j’ai cherché avec François de Sales, une manière de le dire de le prier !
Cette année sera-t-elle sacerdotale ou presbytérale ?
Benoît XVI, a voulu marqué l’année du 150ème anniversaire de la mort du Curé d’Ars, par une année décrétée « année sacerdotale » …
Jean Marie Vianney, il y a 150 ans était Curé d’Ars, il est devenu le patron des curés et sera bientôt patron de tous les prêtres ! Il s’agit de se centrer sur le prêtre ! Est-ce reconnaître que les prêtres sont une espèce menacée ou, ici et là, en voie de disparition ? « Faire percevoir toujours davantage l'importa
nce du rôle et de la mission du prêtre dans l'Église et dans la société contemporaine.. » (Conférence des évêques) : l’intention est claire il s’agit bien d’une année centrée sur le prêtre. Alors le mot n’est pas bien choisi, car le sacerdoce des prêtres ordonnés devrait ouvrir une année presbytérale et non sacerdotale ! Affaire de spécialiste vais-je entendre dire ! Peut-être mais chaque mot recouvre des réalités différentes.
Que veut dire sacerdotale ? Au micro trottoir les réponses donnent à peu près ceci : une histoire de curé, de prêtre, c’est admirable, osé, un peu fou, décalé… ! Dans la rue qui dit ‘sacerdoce’ dit immédiatement ‘ministère du prêtre !’ Un état, un agir, qui touchent à la divinité, au célibat, au pape... !
Mais le Concile Vatican II, puisant dans la bible, nous rappelle que tout homme -et même les femmes- est une histoire sacrée… On insiste depuis, sur le sacerdoce des baptisés, celui de tous les fidèles ! Peuple de baptisés nous sommes un « peuple de prêtres » selon la belle expression de l’Apocalypse (1, 6) Le Christ nous aime … et a fait de nous un royaume de prêtres pour servir Dieu, son Père. Alors si cette année était vraiment une année sacerdotale ça donnerait le temps de réfléchir sur le sacerdoce des baptisés, de tous les baptisés ?
Et si cette année était vraiment une année sacerdotale ? Chiche ?
02 septembre 2009
Derrière nous 7 jours dans les Bauges.
Un groupe d’une vingtaine de jeunes de l’Aumônerie, en camp : une première !
Les jeunes de l’Aumônerie de l’enseignement public, ont fait leur premiers pas en camp !
C’est juré ce n’est qu’un commencement ! Pendant 7 jours ils ont fait des pieds et des mains !
Ce fut un moment d’amitié fort.
Le land Art exprime cette amitié pourtant le panel des âges des classes était large sur l’échelle collèges lycées… des amitiés et solidarités se sont crées d’autres se sont affermies !
Le soleil était de la partie et n’a fait que rajouter de la beauté aux regards et aux paysages. Un grand rallye pédestre a révélé un étonnant et remarquable accueil de la part des habitants et ému chacun dans le groupe !
Red-2009 est maintenant derrière nous et devant nous s’ouvre une année forte de projets, d’actions, de réflexions de silence de cris et prières !
Ca sent fort la rentrée !
Bon c'est vrai, les colchiques sont déjà en place !
Les images de l’été flottent encore dans la mémoire. Le soleil tarde encore un peu à se coucher ce qui ne fait pas la chance de nos concitoyens musulmans qui vivent le ramadan ! Tout reprend : les livres font leur rentrée littéraire, les ministres qui ne se sont pas éloignés sont en conciliabules de rentrée, les politiques en université d’été… Le foot a repris. Bref l’année reprend alors tout simplement bonne année mes amis !
16 août 2009
CHF Togo 2009 se déroule très bien
Le camp CHF Togo 2009 se déroule très bien ... Ils sont 12 : Ghislain, Didier, Laurent, Dominique,Victor, Timothée, Frédéric, Diane, Natacha, Hyacinthe, Wilfried,Romaric. Bonne ambiance et ils se trouvent au Centre CARTO, près de Dapaong un seul problème avec le mini-bus, problème de freins !
ITINERAIRE
PARAKOU, paroisse St. François de Sales OKEDAMA
KARA, Centre BAKPESSI 13-14- 15 août
DAPAONG, Centre CARTO 16-17 août
ATAKPAME, 18-19 août
ANEHO –LOME, Lycée ANEHO 20-21-22
COTONOU, Centre Paul VI 23-24-25-26 août
14 août 2009
Voilà il y a deux ans
Voilà il y a deux ans ... lors du Camp Hors Frontières (paritaire( Bénin/France) le 14 août nous étions à Ouidah, la forêt sacré, la plage du non retour … Le 15 ce fut le Village lacustre de Sô-Tchanhoué, Bénin… et le séjour sentait la fin …
Deux ans plus tard nos amis béninois ont relevé le défi : ils viennent de partir pour leur premier CHF Togo 2009 organisé en solo !
Ca y est ils sont partis ... hier matin après la célébration de la messe de 6h45 .... C’était vers 7h45 départ pour le TOGO... Ils sont 12 : deux filles dix garçons, un chauffeur et un minibus.. Bon départ et le soir vers
18h.30 ils étaient à CARA au TOGO ... TOUT VA BIEN ! Ils avaient même la bénédiction du curé ... et l'approbation de l'Archevêque .... Bravo !
04 août 2009
Les crayons ...

Une jeune fille a fait irruption dans la salle. Nous nous attendons à ce qu’elle apporte un plumier et en sorte un porte plume, mais non, désopilant, elle est "une" porte… plume ! Et les crayons plantés dans le chignon, la rendent plus aérienne !
Ses garçons de musiciens ont l’air impatients, sérieux, mais vite, ils se révèlent capricieux, fantasques, lunatique : géniaux. Ils sont en place, avec au bout des doigts 1, 3, 9 instruments !
Elle ? Elle sillonne les rangs de spectateurs, se faufilent légère, « Bonjour monsieur vous avez un joli tee-shirt ! » " et vous belel moustache!" « Bonjour madame, hum… votre collier est superbe !» Voilà Amélie-les-crayons, une « jeune fille » qui court dans la salle avant de courir des paroles, tout en musiques !
Ses garçons, l’attendent ! Il est 21 heures, bien pesé, d’autant que la présentation de cette dernière soirée de festival a été un peu soulante ! Franchement … des merci dnas l'oredre et le désordre, sympa.. mais pas un seul mot sur le spectacle de ce soir ! J’hallucine ! Heureusement les premières notes prennent place ! C’est bon, Amélie a été happée, extirpée de l’assemblée. Elle est sur scène. Elle chante ! Ouf !
Forcément nos yeux sont rivés « aux crayons d’Amélie » comme les morceaux de viandes sont attachés à la brochette en cet été barbecue ! C’est bon nous voilà très vite mis en orbite: une trajectoire entre distraction et séduction ! Entre sourires presque enfantins et ironie décapante et ultra sérieuse d’adultes très avertis … Mais lemessage est toujours recevable par les plus jeunes de l’assemblée !
Cela aurait pu être une soirée banale, entre Juillet et Août, entre bison futé et bison désabusé mais non mais non ce fut un moment d’humour, d’humeur: un regard partagé et délicat d’une jeune fille qui en connaît... sur le monde qui nous entoure.
Vous avez dit Amélie-Les-Crayons, et pourquoi les crayons ? Car ses crayons, parfois mêlés de quelques fleurs font sa coiffure, tenant et retenant ses cheveux en forme d’espiègle enfant ! Mais, un moment, les crayons si ajustés, sont jetés par terre, comme un faux caprice, ses cheveux sont libérés, la musique réagit aux crayons qui gisent au sol, son texte court deplus bel sur un mode parfois haut perchée, digéré par de géniaux musiciens, en humour et tendresse, en gravité et légèreté en insouciance et intériorité ! Ses crayons se sont mis à réécrire, Bourvil, Brel et le vie aujourd'hui : époustouflant ! Nous voici dans un univers où nous passons, les unes après les autres, les limites: pleurs et rires, sourires et cris, sans même devoir sortir son passeport mais avec une vitalité impressionnante ! Et sans une fausse note ! Ni un seul mot déplacé... même sur le bord glissant la lunette du WC ! "Quand tu vas aux toilettes, est-ce que tu peux lever la lunette?" chante-t-elle avec un regard espiègle.
Amélie s’arrête tout net ! La coquine, elle regarde profondément son public. Elle se retourne donne place à ses garçons. Elle est drôle cette fille là ! Un tantinet mutine, friponne: le choix du vêtement du matin est impossible, hein Elisabeth, et son docteur improbable ! Quant à Jean Paul (ce soir là ce fut Jean-Paul ) la tête lui en a tourné sous un charme et un enchantement infini. Elle a insisté mais ce ne fut jamais trop lourd ! Génial ! Faut dire qu’elle a l’art de récidiver... non je devrai dire, l’art de la conférence sur la récurrence dans les névroses et les phobies.» Hum, avec Amélie, il y a un enfant qui dormait en chacun qui s'est réveillé ! et dire qu'elle est notre marraine de Camp Hors Frontières 2007 ! Superbe marraine !






