24 novembre 2008
Rencontres, Échanges, Voyage… Sylvain nous oblige!
La neige tombe !
Le froid arrive, ici dans les Savoie les stations jubilent, les skieurs exultent !
A la télévision on nous dit que les riches sont moins riches, virtuellement !
Que les pauvres sont plus pauvres, que les sans toits sont plus nombreux...
Le froid arrive, ici dans les rues les stations pleurent, les sans toit désespèrent !
Il y a même l'associatin Droit Au Logement (DAL) et les Enfants de Don Quichotte qui se voient menacés par des amendes colossales pour «dépôt ou abandon d’objets embarrassant la voie publique sans nécessité». Ces objets embarrassant… (embarrassant pour qui ?) sont des tentes légères, symboles des sans logis !
La neige tombe et Sylvain ne sera pas là cette année pour en … profiter !
Il a préféré l’harmattan u Nord du Bénin .. Il vient de partir pour une mission de 6 mois confié par l’Association Rochemarin et N kua Sin teru !
Premier objectif à tout mission à consonance humanitaire, alléger des souffrances…
Permettre à la vie de grandir et promouvoir un développement durable.
« Nous écartons une relation aux autres purement matérielle, et encore plus une relation de type dominant-dominé. Nos valeurs privilégiées sont de type humaniste : lutte contre l'exclusion, solidarité et investissement personnel au service de l'autre, accompagnement et cheminement, respect et dignité. Tel est, au cœur de l'action l'élément moteur qu'il sera indispensable de prendre en compte lors de toute décision concrète. » Chartre ARM
Nos souhaitons que Sylvain contribue « de part et d’autre du Sahara » un questionnement sur le sens de l’action et des savoirs et savoirs faire humanitaires …
Nous souhaitons aussi qu’il soit témoin de l’action sur le terrain au Bénin, notamment en ce qui lui est confié dans le domaine de la santé (action , soin, sensibilisation et prévention) d’une part et de l’élaboration d’un projet de mobilité des jeunes béninois dans l’Ouest africain sous la forme d’un camp Rencontres, Échanges, Voyage…
Sylvain bon vent… Nous restons en lien sur un blog ouvert …
Une parole cardinale …
"Les femmes lisent l'Écriture tant qu'elles le veulent, je ne pense pas que ce soit une question très difficile.[…] Ce qui est le plus difficile c'est d'avoir des femmes qui soient formées, le tout, ce n'est pas d'avoir une jupe, c'est d'avoir quelque chose dans la tête."
Si cela était un propos de table, jovial et licencieux, entre la poire et le fromage ce ne serait pas du meilleur Mais lâchez sur les ondes de RCF et Radio Notre Dame « Face aux Chrétiens » (le nom de l’émission enregistrée à Lourdes à l'occasion de l'assemblée plénière des évêques de France) cela vaut son pesant d’or, et de pourpre … car ces propos ne sont de personne d’autre que de Mgr André Vingt Trois, cardinal, archevêque de Paris, Président de la Conférences des Évêques de France ! Rien que cela. Mais Monseigneur que vous a-t-il donc pris à lâcher une telle parole cardinale ? Autrement dit littéralement une parole qui sert de pivot et de base !
Cette consternante intervention intervient dans le sillage de propositions qui insistent à remettre la Parole de Dieu au cœur de la vie du croyant, pour être ensemble porteurs pour le monde de cette Bonne Nouvelle…
Comment oser encore aujourd’hui poser la question du bien fondé à confier aux femmes le ministère de Lecteur ? Cela est perte de temps, ou anachronisme, tout de même, il y a heureusement belle lurette que ce service est accompli par des femmes, qui debout dans le chœur sacré de l’église, font retentir pour toutes et tous la parole de la bible ! J’en ai même rencontré qui ont assuré l’homélie… euh pardon non une méditation « à partir de l’évangile du jour pour mieux pénétrer les mystères de la foi et ajuster notre vie chrétienne. »
L’important semble-t-il, ce n’est pas d’avoir une jupe, c’est d’avoir quelque chose dans la tête.
Je trouve que cela s’applique à tout un chacun, femme ou homme ou même enfant !
L’important, ce n’est pas d’avoir une soutane, c’est d’avoir quelque chose dans la tête, et dans le cœur !
Oui il est vrai que nous sommes convoqués à nous former toutes et tous...
Alors ce qui est révoltant dans ces propos incriminés d’un cardial français… c’est le ressurgissement de l’archaïsme de notre Église face à la modernité. Nous ne pouvons que regretter dans ces propos, qu’avec pudeur certains disent ‘déplacés’, la légendaire tentation de misogynie qui réapparaît régulièrement dans l’Église…
Hier donnant l’homélie, alors que Sainte Cécile était à l’honneur, j’ai invité à regarder son vitrail et à contempler sa tête cernée d’une couronne! Elle tenait d’une main la palme des martyrs, cette autre forme de l’épée acérée qui fait la guerre à la guerre,; et de l’autre main elle portait la lyre qui adoucit, apaise, guérit les blessures. Comment une femme a-t-elle pu au temps de l’empire romain proclamer de la sorte la Bone Nouvelle? Comment l’Église a-t-elle su en faire un sainte ? L'eglsie se serait-elle donc fourvoyée en désignant Thérèse de Lisieux, Thérèse d'Avila, Catherine de Sienne, comme docteurs de l’Église ? Aurait-elle oublié que Marie, femme et mère, est portée en tête du top 40 des saintes et saints de l'glise Catholique ?
Bon... Mieux vaut terminer ce post avec un peu d’humour… malgré tout !
Je me dis que ce prélat parisien, en connait un rayon en matière de jupe … ou de robe… avec tous ces cardinaux qui se déguisent toujours en grandes robes pour aller voir le pape ! Ce ne doit être en définitive qu’une réminiscence du Moyen-âge, lorsque que l'homme portait la longue robe comme déjà à Babylone. Depuis l’usage de la robe s’est répandu en Europe… Alors un jour nous pourrions bien voir le cardinal en kilt et entendre la cornemuse… sonnée dans la nef d'une catéhrale couvrant les paroles de la prédication ... le tout, ce ne sera pas d’avoir un kilt, mais bien d'avoir du tonus... et aussi quelque chose dans la tête !
07 novembre 2008
Hello Chicago !
Les premiers mots de Barack Obama mardi 4 novembre 2008 tombent à minuit, là bas, ici en France le jour ne va pas tardé à se lever… « Salut Chicago ! » il y en est surement pas mal qui aurait pu dire mas que peut-il donc sortir de bon de Chicago ?
Ce matin là, mon esprit est un peu embrumé, j’ai veillé jusque là… mais c’est l’espérance qui domine ! Pas n’importe quelle espérance, pas seulement l’espérance du changement, ni celui d’une mode, d’un changement de couleur… le changement on l’adule autant que l’on redoute, cette nuit là s’est levée l’exigeante espérance d’une union et communion « les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres, les démocrates et les républicains, les Noirs, les Blancs, les Hispaniques, les Asiatiques, les Indiens (natifs), les homosexuels, les hétérosexuels, les handicapés et les valides. « tout autant d’hommes et de femmes qui envoient au monde « un message: nous n'avons jamais été une simple juxtaposition d'individus ou une juxtaposition d'Etats rouges et d'Etats bleus. Nous sommes, et nous serons toujours » …- je traduis, à ma façon- en état d’êtres unis !
Alors soudainement reviennent à la mémoire d’autres paroles, d’autres discours, qui ont nourri mon adolescence …
John Fitzgerald Kennedy Concentrons-nous […] sur une paix plus pratique, plus aisée à atteindre, fondée non sur une brusque mutation de la nature humaine, mais sur une évolution graduelle des institutions humaines ; sur une série d’actions concrètes et d’accords effectifs qui sont de l’intérêt de tous.[…] »
Martin Luther King au Lincoln Mémorial de Washington D.C., le 28 août 1963
« J’ai fait le rêve … Quand nous ferons en sorte que la cloche de la liberté puisse sonner, quand nous la laisserons carillonner dans chaque village et chaque hameau, dans chaque État et dans chaque cité, nous pourrons hâter la venue du jour où tous les enfants du Bon Dieu, les Noirs et les Blancs, les juifs et les gentils, les catholiques et les protestants, pourront se tenir par la main et chanter les paroles du vieux "spiritual" noir : "Libres enfin. Libres enfin. Merci Dieu tout-puissant, nous voilà libres enfin." »
Son auteur est surement moins connu pourtant une chanson des années 68 de François BUDET est restée gravée dans ma mémoire. « On pourra voir à Washington sans que personne ne s'étonne
Un Président à la peau noire habiter à la Maison Blanche. Qu'il vienne ce jour-là ! Qu'il se lève sur la terre, ce matin-là !
http://www.musicme.com/Francois-Budet/albums/Millesimes-3359340118331.html?play=01_13#
Alors je suis tout simplement heureux de cette mémoire, de des mélodies chantées en espérance c’est la même que celle de Jésus Christ et des peuples de la Bible… Puisque Noël approche et que nous préparons cette fête de l’espérance offrons nous une parole qui soulève de l’espérance et ancre un bonheur ; celui de voir un jour… qu’il vienne se jour là … si j’en prends les moyens,
Isaïe (Is 11, 6-10) nous le dit aussi, qu’il vienne ce jour là, où « le loup habitera avec l'agneau, le léopard se couchera près du chevreau, Le nourrisson s'amusera sur le nid du cobra, sur le trou de la vipère l'enfant étendra la main. »
On a tout dit, ce soir là et les heures qui ont suivi. N’en aurait même pas trop dit ?
Il y a des moments où il faut savoir ne pas rajouter de mots pour gouter ceux qui nous sont offerts.
A peine un trait d’espérance s’est-il inscrit dans le ciel des mondes, que les tristes les cyniques, les pessimistes et les bouffeurs de nouvelles sonnent l’heure des rendez-vous qui déchantent, annoncés en chute violente ou lente, on se demande même si parfois cette chute n’est pas espérée ! Comme s’il fallait déjà susciter appeler le nouvel événement sans même que nous n’ayons pu apprécier celui là.
Une bonne digestion commence par une lente mise en bouche par ce temps où papilles et palais dégustent, apprécient, savourent, se délectent. La lente transformation avec ses inévitables déchets et rejets ne sont pas de la fête mais libèrent une énergie nouvelle !
Un Président à la peau noire habiter à la Maison Blanche, n’était pas imaginable autrement qu’en rêve et poème, il y a 40 ans ! Aujourd’hui c’est chose faite : bien des murs sont tombées… Mais non point tous !
Certes un « Mur » encore empêche de broyer en une même huile d’or les olives des paysans israéliens et de celles de Palestine… Certes nous pouvons encore chanter «On verra … les chinois en liberté qui danseront dans les rizières… Qu'il vienne ce jour-là ! Qu'il se lève sur la terre, ce matin-là ! Allez courage il reste de beaux jours devant nous de belle promesses en éclosion d’espérance au détour d’une nuit future.
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