30 mars 2009
Un dimanche d’exception !
Quand quelques collégiens et lycéens
ensemble se réunissent
et se « coltinent » l’histoire de Lazare
au chapitre 11 de saint Jean.

… Cela crée de la vie ! Une vie jaillissante qui annonce tellement bien la semaine sainte. Je leur ai donné la parole pour une méditation après l’Évangile. Ils ont pris… la parole !
Non seulement ils ont aimé, non seulement il y a bien quelques paroissiens » qui ont eu, à leur égard, la délicatesse du … merci mais en plus ces jeunes ils en redemandent !
Que du bonheur en ces temps d’aridité ecclésiale : une perle d’eau fraîche ! Alors … Laurie – Perrine – Yannn - Adrien – Thibault – Baptiste… Merci pour votre témoignage pour la force de vos paroles !
Lève-toi et marche
Lève toi est accomplis ton chemin.
Lève toi et swingue et que cela se fasse ?
* Toile de Philippe Lejeune “peintre du sacré” : “résurrection de Lazare”.
Le chant du départ ?
L’Église est traversée par une vague de personnes qui tantôt avec discrétion ou plus de publicité, apostasient ! Ou plus clairement … ils veulent se faire débaptiser, changer de nom, changer d’être… Je peux contester mon baptême le remettre en cause ? Oui surement.
Car enfin m’a-t-on demandé pour me porter sur les fonds baptismaux ?
De surcroit paraît-il, le curé qui m’a baptisé a affirmé que j’avais une tête de futur prêtre !
Alors m’a-t-il jeté un sort ? Étais-je donc prédestiné ? Cela rendrait l’histoire de mon baptême lourde très lourde !
Bah si on demandait à l’enfant à naître ou qui vient de naitre son avis pour être porté au bord du fleuve de la vie la vie ne serait plus depuis longtemps ! Et puis le biberon, bien que surement moins délicieux que le sein maternel peut-il avoir un goût amer ?
Il y a des jours où mon humeur, elle, est amère. Aussi je vibre parfois à la voix de ceux qui contestent les positions de Paul VI, Jean Paul II, Benoit XVI sur la contraception, la pilule, le préservatif …. Où je suffoque en entendant les déraisons épiscopales concernant la lutte contre le sida, le retour en grâce des intégristes et leurs cortèges de mystères malsains, les mystifications d'un évêque négationniste, les subtilités des arrêtes en travers de la gorge qui n’empêchent pas de vivre ou encore les échappées vaseuse sur les jupes des femmes…
Il y a des moments où je ne me reconnais pas dans les positions velléitaires, autoritaires et inconséquentes de nouveaux évêques imbus de leur mitre et de leur crosse, ni dans les nouvelles formes d’obscurantisme qui resurgissent ça et là dans l’Église. Ni également dans son silence, trop souvent lourd devant l’enfance violée, les champs de mines personnelles, l’escalade de l’armement, où l’indifférence dans la lutte contre la peine de mort….
La liste est assez longue pour demander d’être dé-ordonné, dé-baptisé… il est vrai que lorsque l’institution ne permet plus de vivre, de se positionner du côté de la vie réelle, de la vie humaine, lorsque l’institution trouble ce que j’ai découvert du Dieu-du-cœur-humain, il n’y a rien qu’une chose à faire, la quitter, la fuir.
Seulement voilà ce n’est pas ce que j’envisage de faire en ce moment. Car l’Église elle-même m’a offert, par celles et ceux qui m’ont accouché au monde et à elle-même, (des évêques des papes des laïcs, des religieux…) deux raisons pour lesquelles je lui serai, je l’espère, toujours reconnaissant.
La première n’est pas anecdotique : elle est celle de la conscience. Il y a beau écrire et récrire tous les codes, toutes les lois canoniques, divines, papales… au dessus de celles-ci s’en trouve une, ultime, altière et dernière la voix de ma conscience…
La seconde est plus importante ; capitale même ! Elle est celle de l’alliance, de l’amitié. Je ne crois pas que l’Église qui manipule, lois, dogmes, représentations, symboles soit un lieu d’idée, ou de pensée. L’Église n’est pas cérébrale, elle n’est pas un parti, ni un syndicat, ni une association, encore moins une secte animée par quelque gourou ! Mais elle est un espace où des hommes se rassemblent pour être ensemble, en «assemblée de citoyens » vivre ensemble comme frères et sœurs de Jésus, comme fils et filles d’un même Père. C’est le lieu où je suis conduit à dire je t’aime, avec tout ce que je suis, en épaisseur de vie, en opacité de misère, sans être conforme à tel ou tel schéma ou exemple. Car tout simplement, mais étonnement, c’est là que Dieu a décidé de vivre !
Si je veux continuer à émarger à cet Église, il est vrai que résister devient un acte aussi quotidien que le pain du notre Père, une autre manière de dire ne nous soumets pas à la tentation !
La révolte nous donne rendez vous lorsque les risques idéologiques, les pièges des compromissions humilient l'homme. Pour cela résister, être au service d’une sainte révolte, nécessite de se forger une vie à la manière du prophète dont le s actes accomplissent les paroles !
Si je veux continuer à émarger à cet Église, il est vrai que dialoguer est l’impérieux besoin de la communion.
Être frère nécessite d’abord de se parler. Se parler nécessite de reconnaître l’histoire de chacun, sans imposer le chemin, ni la vérité, ni même la vie, au risque même de l’épreuve du doute. La nouvelle évangélisation consiste d’avantage à décrocher le Christ de nos églises, le déclouer de maisons, le libérer de notre cou où il est pendu… qu’à organiser des croisades. Ne plus posséder le Christ ! Mais seulement le toucher et se laisser toucher par lui.
27 mars 2009
Il n’y a pas de raison que cela s’arrête !
L’Église a besoin que chaque semaine on file un coup de burin dans l’édifice ! Rien de plus normal… le patron lui, pouvait le faire en trois jours ! Bref nous allons bientôt être enfouis sous une masse « énaurme » de sable. Tout comme cet ancien siège épiscopal, en Algérie, vers Sétif enfoui sous les sables à la fin du Ve siècle ! Oui vous savez «Parténia » ! Le Père Gaillot va en avoir un grand diocèse …
Bon ! Si on met "… sur les boites de préservatifs 'fiabilité incomplète’ comme suggère André Fort évêque d’Orléans… à l’instar des boites de cigarettes où il est inscrit 'dangers'. On devrait inscrire sur les rubans qui pendent à l’arrière du chapeau d’évêque (ces rubans sont les vestiges des brides qui maintenaient attaché le bonnet primitif) d’une manière tout aussi débridée : 'infaillibilité incomplète’…
La taille du virus du sida est infiniment plus fine que celle d'un spermatozoïde. » Il en connaît un rayon cet évêque, dis donc. Bon je prendrai un complément d’information auprès de quelques scientifiques avant de me prononcer !
Je suis assez enclin à penser que les moyens, les outils sont perfectibles… L’homme aussi dit-on ! Alors il est tout de même semble préférable d’utiliser une précaution même pas fiable à 100%... plutôt que rien, pour l’individu et aussi pour la société car faute d’éradiquer cette maladie un risque plus faible de contamination ne peut que contribuer à réduire la pandémie.
Au-delà de ces graves interrogations deux autres m’habitent : par les temps qui courent on réécrit tout, histoire de s’arranger soi même: l’histoire, l’évolution, alors pourquoi pas la science il y a quelques décennies nous connaissions l’émergence du soupçon, qui nous secoua mais permit de grandir, de mesurer, de devenir capable de changement, de déplacer un point de vue, nous vivons l’apparition de la négation comme symptôme de mort…
… Mais le plus terrible surgit dans ma tête :
" si le virus passe à travers la paroi du préservatif" il se pourrait bien à force de séquences à l’emporte pièce que le papyrus de l’Évangile ne passe plus à travers l’envoi de ce récitatif épiscopal ! Vrai pour de vrai la fiabilité épiscopale, celle de l’Église, capote !
Il n’y a pas de raison que cela s’arrête... alors Maurice et tous amis de l’AOPPS, chrétiens musulmans et autres… et toi Sylvain … si vous m’entendez dites-nous tout ce que vous faites pour un supplément d’humanité dans la lutte contre les MST là bas en Afrique !
24 mars 2009
deux pas sur le chemin
Ah les temps sont durs ! Ici et là partout ça brasse.
D’abord il y a ceux qui disent que le curé tout de même devrait être plus critique vis-à-vis de ce pape trop vieux… trop ceci et trop cela…
Puis ceux qui s’offusquent qu’un petit curé (de rien) puisse ne pas être en accord avec le Chef suprême du Parti !!!
Ouf! Il y en a ceux qui se réjouissent de la parole libre qui fait de moi un autre animal qu’un perroquet papal ! Je vous dis ça brasse !
Ceux que je croyais perdu à tout jamais viennent de se réveiller. Ils étaient en quelque sorte éloignés sur la pointe de pieds… les revoilà affirmant en fin de compte que cette Église qui est quelque peu chahutée est bien la leur ! Merci pour ces retours inattendus !
D’autres rigolent en disant : « Ben tu savais bien tout de même... rien d’étonnant… Faut quand même ne pas attendre une ouverture de Rome surtout avec Benoît qui devient de plus en plus «13 et 3» dans les emails que je reçois ! Merci pour ces sourires détendus !
Les jeunes se disent mais c’est quoi donc ce truc Vatican II ? Forcément cela remonte à avant eux ! Merci pour cette curiosité soutenue…
Il y a aussi celles et ceux qui ne savent pas être autrement que sur la ligne dont il est hors de question de s’écarter ! Chacun son truc !
Et puis on nous exilique encore que les médias médiatisent mal… Je continue à dire ok pour l’effort d’une perfection éthique mais ne crachons pas sur les médias, quand ils seront muets nous deviendront désuets ! Je ne suis pas sûr que certains ne souhaitent pas domination et sou mission …
Le scoop c’est ce que je pratique, lorsque tel ou tel sur le clavier de la vie fait quelque couac !
Je l’invite à venir faire quelques pas sur le chemin… (méthode « ACA »… ACA si tu m’entends merci pour cette pratique que tu m’as apprise.) Je ne savais pas que tu l’as tenais du patron lui même.. à en juger par ce dessin …

Publié sur Ouest France !
19 mars 2009
...à la porte du non retour
Ce jour là nous étions à la porte du non retour Au bord de l’océan, à Ouidah. Lors d’un camp hors frontières nous avons passé une après midi sur le sable encore rouge du sang versé de millions d’africains esclaves déportés jadis vers le nouveau. La vie, la mort ? Nous optons pour la vie ! Ce jour là nous étions à la porte du non retour Au bord de l’océan, pour un temps de mémoire. Silence. La conversation s’engage avec deux béninois… La vie, la mort ? Nous optons pour la vie ! Ce jour là nous étions à la porte du non retour Au bord de l’océan, pour un temps donné à l’échange… La conversation se poursuivit avec nos deux béninois… L’un d’entre eux était séminariste : il nous récite le catéchisme de l’Église concernant la prophylaxie sida : une prédication sue sur le bout des doigts concernait l’abstinence ! L’autre ami qui écoutait intervint ! Mais le Sida tu y crois toi ? Diable est-ce un sujet de foi ? C’est une invention des blancs ! Le séminariste reprend la main : en nous expliquant que le préservatif c’est dangereux, pas fiable, poreux, percé, ne supportant pas la température africaine et de surcroit ce sont des capotes à défaut que les blancs envoient en Afrique ! Enlève ta capote et marche à découvert.. la formule est belle mais mortifère dans ce domaine ! Alors Benoît, tu préfères la mort à la vie ? Comme les petits chaussons rouges de l’évêque de Rome sont décalés de ces savates taillées dans de vieux pneus que portent parfois les enfants… ainsi les propos du pape sur le préservatif révèlent d’un étonnant décalage avec la vie des hommes et femmes de ce temps ! Mais c’est que Benoît depuis quelque temps nous dit n’importe quoi : on ferait presque des paris sur son prochain épisode de « Belle est la Vie ! » On finirait même par s’en amuser si les sujets incriminés, n’engageaient pas le pronostique vital… L’imitation du Christ ok mais l’imitation des grands de ce monde qui parlent pour ne rien dire mais pour faire parler d’eux : Non !
C’est d’abord l’étonnement que les jeunes ne se baignent pas :
« d’habitudes les blancs se baignent ! » Mais les plages du littoral sont très dangereuses. Certains prétendent franchir régulièrement la barre à la nage.. mais c’est l’impossible retour. 
Heureusement partout en Afrique, modestement, sur le terrain des hommes et des femmes laïcs, prêtres et religieux sont entrés depuis longtemps en campagne, d’information, de sensibilisation, de prévention et travaillent dur, car ils savent bien eux que le préservatif est un moyen efficace de prévention… et que nous avons du retard sur ce mal galopant : ils ont opté pour la vie. Dieu soit loué !
15 mars 2009
Dimanche
Le dimanche il y a des appels sympa qui ne demandent pas une trop grande réflexion. 9h30… Dring …
- Allo
- Allo Bonjour je suis bien à la cure ?
- Oui .. c’est gagné
- Je vous appelais pour savoir à quelle heure était de 10 h ?
- A dix heure madame !
- A merci beaucoup. Vous êtes le Père ?
- Oui madame
- Ah bon alors c’est à dix heures !
- …..
Heureusement parce que samedi la nuit a été courte. Samedi on est sorti des chemins battus… non pas en boite, ni se faire une toile, ni un resto…. Non, on s’est refait le monde, l’Église et on a repeint la vie ! Puis sur le coup de 4 h du mat… comme au temps jadis de l’Action Catholique de l’enfance on a marqué la nuit par l’omette (quand chez Mado, François et es parents BU…les œufs se cassaient par douzaine et la meule de gruyère fondait en une nuit !) « Refaire le monde » avec ses amis, au milieu des nuits ça n'a pas de prix.
Le coq n’a pas chanté. Tamié a entonné les Laudes. Le voisin boulanger était déjà au travail. Un poetit som. avant ce fameux coup de téléphone ! Heureusement, encore, je n’avais pas d’homélie à « donner » c’est carême. N’allez pas croire que je m’abstiens comme cela… mais depuis le premier dimanche de carême la parole de la médiation dans le flux de l’Évangile et de la vie est confiée et portée, dimanche après dimanche, par des intervenants de carême, homme, femmes, couple, jeunes, moins jeunes, diacres, laïcs, prêtes… etc. que des chercheurs de Dieu qui cisèlent une parole de qualité pour un carême de qualité ! Si vous ne vouliez pas y croire.. allez-y donc voir… http://www.st-bernard-les-tamie.fr/
14 mars 2009
Samedi
Et bien ce Vendredi aura pas été pas mal !
La Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) a désavoué, (timidement !) ce vendredi 13 mars, l'archevêque José Cardoso Sobrinho et a nié l'excommunication.
« Il faut tenir compte des circonstances … » dit le président de la CNBB, Mgr Geraldo Lyra Rocha. Et comme d’habitude nous avons droit au couplet sur la mauvaise communication qui doit excuser tout ! Vous n’avez pas compris, mal interprété… ce n’est pas ce qu’il a voulu dire! Il ne voulait blesser personne ! Pas de chance … Nous avons entendu : excommunication ! Et il a blessé … un peuple, un pays, les chrétiens aussi.
J’adore le samedi car je ne suis pas seul il y a toujours visite de Sam. Et Sam me dit… ce que je ne dois pas oublier. Il est d’un grand secours !
Le samedi c’est un peu comme autrefois en pension. On mangeait les restes de la semaine, riz, pâtes, patates, le tout cohabitaient. On les avait eu séparément là c’était une ronde des entrées. Et bien c’est toujours comme cela il y a des choses inachevées, ce qui est resté en suspension. Et le samedi est le jour des fiancés, avant qu’ils se marient et des mariages quand les fiançailles arrivent à terme.
Un petit coin de temps pour peaufiner le dimanche, mettre une dernière main à l’animation aumônerie car les jeunes quand arrive le samedi s’apprêtent à reprendre du mordant de la vie : rencontre aumônerie entre autoécole, kiné, sport et re-kiné après s’être défoncés sur un ballon ovale.
13 mars 2009
Vendredi 13 !
Tiens c’est Vendredi 13 ! C’est pile ou face : qui perçoit le vendredi 13 comme événements malheureux voire catastrophique… qui en attend au contraire une énorme chance. Je vous dirai samedi ce qu’aura été ce vendredi 13, un des trois de cette année !
En attendant je voudrais faire un petit clin d’œil au Brésil. Lorsque nous y étions voilà quelques années lors d’un camp hors frontières, un mot s’était rapidement imposé à nous : terre de contraste. Un quartier de favorisés jouxte un autre misérable. La capoeira esquisse une étonnante liberté alors qu’elle est née dans l’esclavage ! Il s’agissait de toujours entretenir son corps pour l’improbable occasion de recouvrer la liberté ! L’épopée risquée au pays des indiens à "matamedonia", la « forêt folle » jurait avec la simplicité de l’accueil de ses habitants.
Et je pourrais continuer la liste des malheurs qui s’opposent aux chances !
Aujourd’hui je vibre d’un nouveau contraste de deux visages : celui de l'archevêque de Recife, Mgr José Cardoso Sobrinho, qui excommunie la mère d'une enfant violée et enceinte ainsi que les médecins ayant procédé à l'avortement, et celui de l'ancien archevêque de Recife, Dom Helder Camara, (décédé le 28 Août 1999 à l'âge de 90 ans)
Quelle contraste en si peu de temps, 10 ans tout juste entre ces deux visages … celui de la communion avec les plus petits, les plus pauvres pris dans la tourmente de la souffrance et de la douleur et celui qui aujourd’hui au nom de « mon Église » excommunie ! Pourtant entre viols répétés et avortement il y a un puits de souffrance qui appelle délicatesse, soin, humanité ! Notre Dieu est le Dieu du cœur humain pas celui de l’anathème!
Don Helder Camara, ce petit évêque rouge à la modeste soutane au tissu blanc écru vivait ce contraste. Il l’exprimait ainsi : "Si je donne de la nourriture aux pauvres, on me traite de saint. Si je demande pourquoi les pauvres n’ont pas de nourriture, on me traite de communiste."
Don Helder Camara donnait confiance. En 1996 là-bas à Recife nous avons eu un moment intense de rencontre avec lui. Nous lui avions dit : « Pour nous... vous êtes le symbole de la théologie de la Libération … » mi affirmation, mi question... sa réaction n’a pas tardé :
« Comme symbole de la théologie de la libération je vous dis ne tâchez pas de répéter ce que les vieilles personnes disent. Tâchez de découvrir vous-mêmes !
Si les générations se répètent... non ! Avec sympathie, avec respect porter votre message. Votre pays, vos compatriotes attendent votre message !
"Vous avez des yeux, vous avez votre tête, vous avez votre expérience, vous avez eu le courage de venir, alors c'est à vous... N'attendez pas !
Sinon au contraire on mettra des choses dans votre tête. Tâchez vous-mêmes de découvrir !
Vous êtes la jeunesse ! Vous êtes la clairvoyance ! Vous devez, vous-mêmes porter le message que vous avez vécu. Il me serait très facile de dire ce que je pense mais cela n'a pas d'importance. Il me serait très facile de parler, parler, parler... Mais ce n'est pas juste avec vous, ce n'est pas honorer suffisamment votre jeunesse.
Ma vieillesse salue votre jeunesse.
Et je demanderai au Seigneur qu'il vous inspire. Et que ce voyage soit, à commencer pour vous-mêmes, une grande joie.
12 mars 2009
Jeudi
C’est le jour offert à la préparation de l’homélie ! Plusieurs heures sont nécessaires à ce travail. Le temps de lire, parcourir une lecture qui s’est atténuée en ma mémoire, puiser aux sources de sa propre vie, découvrir d’autres facettes de la Parole vivante que nous ne retrouvons jamais où nous l’avons laissé la dernière fois ….
J’ai pensé un jour que je finirai bien par me lasser de ce travail… surtout comme vous dites Monsieur le Curieux, que les textes sont toujours les mêmes et les liturgies tellement répétitives à l’identique ! 
Mais peut-on reprocher en même temps que les liturgies soient toujours les mêmes en regrettant les liturgies dentant lorsque l’église était pleine, et omettre de participer, apporter une pierre de construction à la liturgie ? Bon je sais je vois encore de con-frère, jeune au look « curé » d’antan, le col immaculé et serré, venir préparer la liturgie de Pâques, le livre de droit canon à la main ! J’ai eu beau écarquiller les yeux je n’ai point vu la bible. J’ai eu beau écouter, je n’ai entendu que ces paroles lénifiantes : « Pourquoi chercher ailleurs ce qui est écrit aux rubriques détaillées de la liturgie : il y a tout ! » Oui c’est vrai con-frère il y a tout sauf la Vie !
Au passage je médite un instant sur le sens du mot liturgie, littéralement l’Action du Peuple ! Cela m’incite à tout faire pour que tous soit partie prenante de la liturgie. D’ailleurs il y a du travail, il a fallu sortir la camera, filmer une célébration et s’organiser une soirée « ciné club » … où nous nous regardions fonctionner : très révélateur ! On s’est même fait rire à certains moments. Maintenant au fil des semaines on travaille à revisiter la liturgie : une véritable formation permanente….
Mais aujourd’hui, c’est cool pas d’homélie, à préparer, hier soir de 18h30 à 22 h nous nous sommes retrouvés avec six jeunes, des lycéens et un « collégien », (ce n’était pas le moins actif !) pour méditer, échanger sur l’impossible miracle de la résurrection de Lazare. Car ils vont bientôt prêcher à une célébration de carême ! Non, je rigole, pas prêcher … tout de même le droit canon le permettrait-il ? Mais réfléchir l’Évangile pour offrir cette méditation au peuple de Dieu rassemblé. J’ai hâte d’écouter cette page d’Évangile à la lumière et au filtre de ces ados. De surcroît le tout s’est terminé par une excellente fondue, consommée après que le soleil soit couché ! Promis à l’occasion je vous communiquerai leur réflexion !
11 mars 2009
Mercredi
Le mercredi est l’héritier du lointain jeudi ; et le jeudi c’était relâche. Donc, Monsieur le Curieux, à savoir ce que le prêtre fait dans son presbytère, je peux vous dire que le mercredi il ne joue pas le jeudi… Car c’est
KT ! Mais ce sont des laïcs qui font le kt ?! Oui pourtant comme le dit François de Sales je trouve qu’il est heureux de pouvoir parfois « faire l’enfant avec l’enfant ! »
C’est ce qui s’est passé ce mercredi: il y avait des enfants plein la maison. Car c’est le troisième temps fort en vue de la première communion. Oui je sais, de votre temps, il n’y avait pas de temps fort : à l’heure, pile on communiait, c’était bine huilé ! Point !
Et si nous ne passions pas du temps à préparer des temps forts on gagnerait du temps et on pourrait enfin ouvrir l’Église qui est toujours fermée, faire la poussière, s’occuper des brûle-cierges, ouvrir la boite à péchés pour confesser, et répéter les chants en latin pour vêpres suivant ! Mais au fait Monsieur le Curieux, viendriez-vous à toutes ces « bondieuseries » qui sont si importantes …pour les autres ? Où serez comme ceux qui cette « gentille dame » pathétique (ou presque !) qui un jour vient m’expliquer que la première communion « ça perturbe » la messe que les enfants ne se tiennent pas comme il faut, et que lorsque vous nous mettez un baptême pendant la messe non seulement c’est trop long mais en plus - Je ne vous le reproche pas mon Père, vous ne savez pas ce que c’est que d’avoir des enfants- mais un baptême ça se fait en famille !!!
Oui madame vous avez raison cela se fait en famille… chrétienne réunie ! Et oui, Madame vous avez raison des enfants à l’église ça gêne, ça mâche du chewing-gum et sa swingue … ça fait trop de bruit, ça bouge trop. Bref ils ont le diable au corps donc out les mômes ! Ils ont bien compris, et rigolent bien quand vous vous lamentez aussi sur le fait qu’il n’y a as de jeunes à la messe !



