14 octobre 2009
Marathon à Parakou...
Le Marathon : 3ième édition est en gestation...
Un site pour suivre la préparation de l'événement.
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29 mai 2009
Esprit de dialogue, je t’attends !
Je me demandais quelle parole j’allais lâcher dans la blogosphère… pour prendre part au concert des voix de Pentecôte ! Et ce matin, ont perlé de brillantes paroles suspendues aux fils de la toile, alors avant que le soleil ne soit trop haut j’en ai fait une photo... je vous la livre… Merci à Stéphane
C’est aujourd’hui une réalité dont notre Église Catholique a du mal à parler. Le clergé est de plus en plus éclaté dans ses choix et dans la réponse que chacun donne au défi de la mission. Ainsi un paroissien revenant de son appartement dans le sud de la France me dit que le curé de la paroisse exige que tous les chrétiens se mettent à genoux au moment de la consécration durant la messe et qu’aucun d’eux ne sorte avant qu’il soit à la porte pour pouvoir serrer les mains, dans un geste suranné. Dans un autre lieu, le prêtre exige que tous les enfants qui font leur première communion apprennent à recevoir le corps du Christ uniquement sur la langue, comme si leurs mains étaient indignes de recevoir celui qui est né dans une crèche et mort sur une croix. Avec ces deux faits que viennent de vivre mes paroissiens, nous voyons une église du passée resurgir. On n’en parle pas pour ne pas se fâcher entre prêtres mais en fait les chrétiens subissent tous ces caprices d’un clergé de plus en plus autoritaire.
Je vous donne un autre exemple à l’opposé. Certains prêtres reprocheront à des prêtres de mon « genre » de célébrer des accueils pour les couples dont l’un des deux ne souhaite pas s’engager dans le mariage. Nous proposons à ces couples de prier à l’église pour confier à Dieu leur chemin, mais ils ne s’engagent pas dans le mariage. Quand l’un des deux n’est pas chrétien, c’est une façon de respecter chacun : un temps de prière qui permet au croyant de confier son amour à Dieu et pour celui qui n’est pas croyant, un temps pour méditer sur ce qui fait sa vie avec son conjoint.
Si j’évoque cette situation, ce n’est pas par esprit de division, pour dénoncer, pour montrer du doigt. Si je parle de cela, c’est que les chrétiens laïcs sont de plus en plus otages du clergé et je me mets dedans. Les laïcs doivent se plier aux désidérata des prêtres qui leur sont envoyés. Il n’y a pas d’espace pour rechercher ensemble sous le discernement de l’évêque ce qu’il convient de faire. Aujourd’hui notre Église ne dialogue pas, en partant du réel. Pourtant, être prêtre, c’est d’abord servir la croissance spirituelle et humaine de la communauté à laquelle on est envoyé. Il y a forcément un écart entre ce qui est bon pour les chrétiens et ce qu’on peut penser comme prêtre. Comment réfléchir non pas à partir de nos tripes mais avoir du recul ? Comment les prêtres avec les laïcs font-ils ce qu’on appelle de la théologie pratique ? Comment essaye-t-on d’analyser et de proposer des chemins adaptés à notre foi et à notre monde ? Un ami prêtre expliquait qu’après un Concile et la réforme qui le suit, il y a toujours un mouvement de contre-réforme. Ce n’est pas le refus du Concile mais un regard qui souvent veut revenir aux sources. Personnellement, je pense qu’il nous faut inventer et créer. Le passé peut éclairer mais ne doit pas entraver car la vie change et notre réponse de foi sera forcément nouvelle. Alors si l’esprit de pentecôte pouvait souffler pour que le dialogue vrai et sincère se vive entre nous ce serait une vraie grâce, un vrai cadeau.
À la semaine prochaine.
Stéphane Boyer Chronique RCF du jeudi 28 mai 2009
PS : bel exemple de dialogue dans l’Eglise, chapitre 11 des actes des apôtres.
Retrouver les chroniques de Stéphane Boyer sur le lien suivant : ici… Vous pouvez réagir et poursuivre ainsi l’échange.
18 mai 2009
IMMIGRATION - Nouveau bras de fer entre Eric Besson et les associations
La polémique sur le “délit de solidarité“ continue entre le ministre de l'Immigration et les associations d'aide aux migrants qui ont reçu le renfort de la Conférence épiscopale
Les seize associations d’aide aux migrants qui avaient organisé la manifestation du 8 avril contre le “ délit de solidarité “, parmi lesquelles le Secours Catholique, ont publié une lettre commune adressée au Ministre de l’Immigration, Eric Besson, le 11 mai dernier, pour lui faire part de leur mécontentement. Elles se disent préoccupées par « le mode de relation agressif que [Eric Besson semble] vouloir instaurer avec les associations qui interviennent sur les questions de précarité ».
Le ministre a une nouvelle fois nié l’existence d’un “ délit de solidarité“ , et a promis de proposer aux associations de « venir débattre du fond de ce qu’elles écrivent. »
De leur côté, les évêques demandent un débat avec les élus sur ce même sujet, dans un communiqué publié vendredi 15 mai.
Les deux texes ici...
Migrants et bénévoles
Monsieur le Ministre
28 avril 2009
Petites Doronics Flavescentes
Chaque printemps refleurissent les Petites Doronics Flavescentes qui annoncent les Professions De Foi ! Nous venons de vivre celle de cette année.
Professer pour avouer publiquement, déclarer, promettre, proposer un enseignement… Bref, c’est mettre en jeu la parole : un acte lié à l’homme debout, au Vivant !

Et c’est vrai il en faut des mots pour une fête de la foi où des jeunes adolescents « professent leur foi… »
Il y a les mots des débats « usés » pour savoir de quoi faire usage, de l’aube ? du cierge ? des cadeaux ? Du Credo de Nicée Constantinople ou de celui écrit par les jeunes ?
Je me souviens de ma profession de foi, (à l’époque, ’’communion solennelle…’’ je me souviens de trois ou quatre moments : la retraite avec un super abbé qui pendant les récréations se mêlait à la mêlée virile de nos jeux ; de l’après midi aux vêpres, où le repas familial et festif était suspendu, le temps de monter vers la statue de la Vierge. Je me souviens encore du livre de messe en latin français… « mon missel » et de la montre offerte par ma marraine… Le missel je l’ai toujours. La montre je l’avais perdue : un petit drame, qui un jour trouva un heureux dévouement car mon chien la ramena toute encrassée de terre après surement un hiver dehors… Elle a fonctionné encore de longues années ! Il se pourrait bien que ce qui est vécu à cette âge charnière de la vie entre enfance et adolescence laisse des traces et inscrive des moments fondateurs.
Les autres mots entendus au fil de cette PDF 2009 sont douloureux et merveilleux, là encore les pleins et les déliés de la vie…
Douloureux d’entendre, d’accueillir, de célébrer aussi, le mal qui ronge ces jeunes ado.
« Les amis qui partent, qui déménagent, ou ceux qui nous laissent tomber jusqu’à se sentir abandonné. » « La dispute avec mes amis, pour rien au point de se retrouver seul ! »
« Le mensonge aux amis, oui ils nous pardonnent mais après ils sont sur la défensive, et moi, je m’en veux toujours ! » « L’amour des parents s’effiloche, et des fois, il ne tient qu’à un fil. » … Jusqu’aux larmes versées depuis que mes parents se sont séparés, » Et il y a aussi ces éclats de la dispute, je finis par m’excuser, mais après je recommence, et ça ne se termine jamais ! C’est dur de s’excuser surtout quand on ne m’écoute pas: j’ai l’impression de parler au mur. »
Il y a aussi les mots de bonheur.
« Devant ce Dieu des sommets qui se voit de loin et nous regarde depuis le haut des cieux ! »
« Et moi aussi je vois loin: car je suis le fils de mon père, mon père est le fils de son père, mon grand-père etc. ... ainsi je remonte jusqu'à Jésus : je vois loin Jésus !
Comme le Père et le Fils dans la prière se regardaient moi aussi je regarde droit dans les yeux je regarde le Père et le fils en les priant ! Je regarde en vérité, quand je suis avec les copains et amis et aussi quand je suis tout seul avec le prêtre, pour la réconciliation.
Je crois que l’Esprit me donne « un avis » Il est un peu comme le double de moi ; quelqu'un qui croit en moi !
Le feu brulant de l'amitié c'est aussi l’émotion d'avoir un copain sur lequel je peux compter : l’ardeur de se précipiter l’un vers l’autre.
Et puis il a les mots enracinés dans l’expérience personnelle de l’univers de l’enfant… qui servent subitement à parler de Dieu de l’Église de la Vie !
Auriez vous envisagé l’église comme une « cabane » un endroit pour s’isoler pour parler avec ses amis et se réconcilier … L'église-cabane, rendez-vous des chrétiens avec le Seigneur !
Saviez vous que l’Esprit est un véritable éclat de rire ? Même s’il est blanc comme la neige de l’hiver et qu’il ne se voit pas, je crois en Lui ! Qu’il nous tombe dessus en chute libre: il est notre gardien. Et il nous aide à réfléchir, à trouver des solutions en cour de route…
Ils sont réalistes, ces jeunes : « Quand je fais le mal, comme quand j’ai des mauvaises notes c’est moi qui tombe en chute libre : notre parachute permet d’avoir de l’atterrissage de ne pas lâcher prise…
Et Jésus il est comme le mousqueton il s’accroche à nous et ne nous laisse pas tomber !
Qui aurait oser rêver d’une Église vivante et joyeuse comme des amis en pleine bataille de polochon ? Ou envisager au regard de l’oiseau de voir les choses avec du recul et de quitter le nid et devenir autonome ?
15 avril 2009
Soirée "INTENSE"
Soirée INTENSE, avec Jean DUCHAMP, Des compositions, du reggée au blues, Voici une soirée placée sous le signe du Chant !
de la bossa nova, des adaptations,
des standards du gospel…
Une soirée festive dans la mouvance de Pâques organisée par les aumôneries scolaires de Frontenex et Albertville et la paroisse Saint Bernard lès Tamié.
Samedi 18/04 à 20h30
Salle d’animation de Mercury
Entrée libre
13 avril 2009
le chant de l’Unique ...
Pâques : un bonheur. Beauté de la montagne, intense richesse des célébrations, regard renouvelé sur ce que je croyais acquis, ou impossibles...
Pâques : bien des malheurs. Tremblement de terre, otages, guerre, mort de l’ami, maladie du proche… sans oublier les déclinaisons sur la crise qui dure dont on ne cesse maintenant de dire comme une espérance qu’elle est derrière.
Alors pâques revêt-il la monotonie des autres jours en alternance d’euphorie et d’agonie ? Pas du tout ! Car tout est possible à Pâques !
Pâques n’est pas un choix entre malheur et bonheur ni même un équilibre aléatoire entre l’un et l’autre. Pâques c’est le chant de l’Unique Vie tantôt merveilleuse tantôt douloureuse, tantôt douloureuse de tellement de jouissance tantôt éclatante de beauté et d’espérance dans l’impossible souffrance ou obscurité. Pâques c’est le chant de l’unique Vie, changeante, mobile, car justement vivante… et en chemin ! Voilà une vie qui jaillit de revirements successifs. (Lecteur si tu es fatigué tu peux en rester là , sinon poursuis !)
Pâques est la chance de changer ce qui nous guette: la courte vision des choses, l’émotion trop réactive ou la motion trop construite ! Pâques est ce silence nécessaire pour donner amplitude, dilatation, à la vie qui est d’abord notre vie pour qu’elle ne soit plus étriquée, bornée ou rythmée par la Pavlov-attitude mais augmentée, gonflée, par le Christ qui nous ouvre la Vie !

(Lecteur si tu peux patienter, viens avec moi égrener les mots de la semaine.)
Lundi à la cathédrale cela a été dur ; à la sortie j’ai eu tout le mal du monde à obtenir quelques centilitres de la Belle et Bonne Huile. Par contre à la mairie de l’autre côté du parvis, le pot servi, a été ouvert et international !
Mardi les mots se sont croisés, des textes d’auteurs connus ou inconnus mais des mots qui, dits simplement, nous ont tenus en haleine durant une heure pour faire reculer de quelques millimètres, à peine, « les faims du monde. » Ce fut aussi l’occasion d’entendre des voix nouvelles : belles perspectives !
Mercredi nous avons fièrement mis en évidences les huiles acquises avec détermination quelques jours avant. Un peu d’huile dans les rouages de nos horloges et de nos mécaniques : le temps de demander pardon de vivre une réconciliation communautaire tout en sacrement, c'est-à-dire tout en signe d’Amour qui s’enracine en Dieu !
Jeudi un enfant m’a redit au milieu de l’homélie qu’à son dernier repas, Jésus était présent avec tous les amis de Dieu… bien au-delà des 11 ou 12 disciples. Cela n’ouvre-t-il pas de bine belles perspectives si tous nous sommes concernés par cette parole : « Désormais, faites ceci en mémoire de moi ! »
Vendredi alors que je préparais l’homélie Marie Hélène J. m’en a apporté la conclusion. Je ne savais pas encore que la transmission de pensée fonctionnait sur la Toile. Alors allez voir le texte de Pâques de Marie H … Et le soir la méditation de Gethsémani ne me laisse jamais insensible….
Samedi, la grande veillée, celle que je ne voudrais pas délaisser pour rien au monde. Un confrère m’avait di t un jour qu’il était vain de faire autre choses que ce que les rubriques de la liturgie proposaient et qu’il n’y avait donc pas lieu de préparer… Cette semaine la préparation a été longue, les signes de Pâques n’étaient autre que ceux du feu, de la lumière, de la croix, de l’eau, du pain et du vin…. mais la vie était étroitement mêlée au cri de la bible et de la Résurrection. La litanie de l’unique Vie nous a offert mille signes de communion, grâce aux amis en visite surprise, au parvis où des passants nous ont regardé avec un sourire narquois, à l’Église pleine, à la lumière, à l’eau, aux plus jeunes, aux anciens et à la table des amis partageant l’agneau pascal aux herbes amères et au pain azyme !
Dimanche l’Église était comble pendant que l’ami s’en allait dans son ascension Nous avons senti la présence du Ressuscité, pendant que toi André tu quittais cette terres en faisant l’expérience du Ressuscité.
27 mars 2009
Il n’y a pas de raison que cela s’arrête !
L’Église a besoin que chaque semaine on file un coup de burin dans l’édifice ! Rien de plus normal… le patron lui, pouvait le faire en trois jours ! Bref nous allons bientôt être enfouis sous une masse « énaurme » de sable. Tout comme cet ancien siège épiscopal, en Algérie, vers Sétif enfoui sous les sables à la fin du Ve siècle ! Oui vous savez «Parténia » ! Le Père Gaillot va en avoir un grand diocèse …
Bon ! Si on met "… sur les boites de préservatifs 'fiabilité incomplète’ comme suggère André Fort évêque d’Orléans… à l’instar des boites de cigarettes où il est inscrit 'dangers'. On devrait inscrire sur les rubans qui pendent à l’arrière du chapeau d’évêque (ces rubans sont les vestiges des brides qui maintenaient attaché le bonnet primitif) d’une manière tout aussi débridée : 'infaillibilité incomplète’…
La taille du virus du sida est infiniment plus fine que celle d'un spermatozoïde. » Il en connaît un rayon cet évêque, dis donc. Bon je prendrai un complément d’information auprès de quelques scientifiques avant de me prononcer !
Je suis assez enclin à penser que les moyens, les outils sont perfectibles… L’homme aussi dit-on ! Alors il est tout de même semble préférable d’utiliser une précaution même pas fiable à 100%... plutôt que rien, pour l’individu et aussi pour la société car faute d’éradiquer cette maladie un risque plus faible de contamination ne peut que contribuer à réduire la pandémie.
Au-delà de ces graves interrogations deux autres m’habitent : par les temps qui courent on réécrit tout, histoire de s’arranger soi même: l’histoire, l’évolution, alors pourquoi pas la science il y a quelques décennies nous connaissions l’émergence du soupçon, qui nous secoua mais permit de grandir, de mesurer, de devenir capable de changement, de déplacer un point de vue, nous vivons l’apparition de la négation comme symptôme de mort…
… Mais le plus terrible surgit dans ma tête :
" si le virus passe à travers la paroi du préservatif" il se pourrait bien à force de séquences à l’emporte pièce que le papyrus de l’Évangile ne passe plus à travers l’envoi de ce récitatif épiscopal ! Vrai pour de vrai la fiabilité épiscopale, celle de l’Église, capote !
Il n’y a pas de raison que cela s’arrête... alors Maurice et tous amis de l’AOPPS, chrétiens musulmans et autres… et toi Sylvain … si vous m’entendez dites-nous tout ce que vous faites pour un supplément d’humanité dans la lutte contre les MST là bas en Afrique !
19 mars 2009
...à la porte du non retour
Ce jour là nous étions à la porte du non retour Au bord de l’océan, à Ouidah. Lors d’un camp hors frontières nous avons passé une après midi sur le sable encore rouge du sang versé de millions d’africains esclaves déportés jadis vers le nouveau. La vie, la mort ? Nous optons pour la vie ! Ce jour là nous étions à la porte du non retour Au bord de l’océan, pour un temps de mémoire. Silence. La conversation s’engage avec deux béninois… La vie, la mort ? Nous optons pour la vie ! Ce jour là nous étions à la porte du non retour Au bord de l’océan, pour un temps donné à l’échange… La conversation se poursuivit avec nos deux béninois… L’un d’entre eux était séminariste : il nous récite le catéchisme de l’Église concernant la prophylaxie sida : une prédication sue sur le bout des doigts concernait l’abstinence ! L’autre ami qui écoutait intervint ! Mais le Sida tu y crois toi ? Diable est-ce un sujet de foi ? C’est une invention des blancs ! Le séminariste reprend la main : en nous expliquant que le préservatif c’est dangereux, pas fiable, poreux, percé, ne supportant pas la température africaine et de surcroit ce sont des capotes à défaut que les blancs envoient en Afrique ! Enlève ta capote et marche à découvert.. la formule est belle mais mortifère dans ce domaine ! Alors Benoît, tu préfères la mort à la vie ? Comme les petits chaussons rouges de l’évêque de Rome sont décalés de ces savates taillées dans de vieux pneus que portent parfois les enfants… ainsi les propos du pape sur le préservatif révèlent d’un étonnant décalage avec la vie des hommes et femmes de ce temps ! Mais c’est que Benoît depuis quelque temps nous dit n’importe quoi : on ferait presque des paris sur son prochain épisode de « Belle est la Vie ! » On finirait même par s’en amuser si les sujets incriminés, n’engageaient pas le pronostique vital… L’imitation du Christ ok mais l’imitation des grands de ce monde qui parlent pour ne rien dire mais pour faire parler d’eux : Non !
C’est d’abord l’étonnement que les jeunes ne se baignent pas :
« d’habitudes les blancs se baignent ! » Mais les plages du littoral sont très dangereuses. Certains prétendent franchir régulièrement la barre à la nage.. mais c’est l’impossible retour. 
Heureusement partout en Afrique, modestement, sur le terrain des hommes et des femmes laïcs, prêtres et religieux sont entrés depuis longtemps en campagne, d’information, de sensibilisation, de prévention et travaillent dur, car ils savent bien eux que le préservatif est un moyen efficace de prévention… et que nous avons du retard sur ce mal galopant : ils ont opté pour la vie. Dieu soit loué !
08 février 2009
J’ai excommunié Benoît XVI
Les bonnes paroles aussi roulent et se déroulent sur internet. Celle là est même arrivée tout droit dans ma boite. Elle est ici et là sur la toile. Vous la trouverez par exemple, pas toute seule... ici dans TC!
C’est énorme, c’est vrai, disproportionné avec ma chétive personne ! Mais il faut bien que je l’avoue, je ne peux pas le cacher aux amis : j’ai excommunié Benoît XVI. Alors que lui venait de lever l’excommunication des évêques intégristes… !
Vous ne me prenez pas au sérieux ? C’est pourtant vrai. Que s’est-il passé ? Fin janvier, quand Rome a consolidé ces quatre mitres schismatiques sans tenir grand compte de leur refus du renouveau du dernier concile, de la reconnaissance de la liberté religieuse, de l’œcuménisme, de l’ouverture au monde, et j’en passe, j’ai cessé de nommer l’évêque de Rome dans la prière eucharistique.
Notez que je n’ai pas inventé pareil silence. Dans les Églises anciennes – sentez comme je suis porté vers la Tradition ! – quand il y avait des chamailleries, souvent passagères, on cessait de faire mention pendant la messe des camarades avec qui on était en pétard. On les nommait à nouveau quand on avait arrangé les affaires. Donc pas de gloussements hypocrites, de soupirs vers l’unité, mais déclaration nette de désaccord jusqu’à ce que tout soit clarifié.
Alors j’ai fait pareil.
Et puis, trop, c’est trop ! Après la bévue de Ratisbonne, la nomination à Varsovie d’un archevêque, ancien indic de la police communiste, qu’il a fallu démissionner au seuil de la cathédrale, la création d’un prieuré pour quatre prêtres intégristes à la barbe de l’archevêque de Bordeaux, la possibilité offerte à ces intégristes dépendant directement de Rome d’ouvrir un séminaire (ce qui révélait, derrière les trémolos à l’unité, une stratégie de restauration d’une Église « à l’ancienne »), voilà qu’on fait encore des avances aux disciples obstinés de Mgr Lefebvre !
Lèverai-je un jour l’excommunication ? Il faudrait des signes de repentance et de fidélité en actes aux orientations de Vatican II.
Pourvu que je ne me fasse pas traiter de schismatique… Mais peut-être qu’à ce moment-là, on s’occupera de moi, on m’encouragera à célébrer la messe dans la langue de ma vie, avec les gens, sans leur tourner le dos, peut-être aussi qu’on sera soucieux de leur liberté de conscience, qu’on partagera davantage leurs attentes, quelles que soient leur religion, leurs convictions et les couleurs de leurs âmes. En se tournant résolument vers l’avenir ! Avec quelqu’un, un juif, qui semble un peu oublié à Ecône et qui ne parlait pas latin : Jésus.
par Gérard Bessières, prêtre
J’ai excommunié Benoît XVI
Les bonnes paroles aussi roulent et se déroulent sur internet. Celle là est même arrivée tout droit dans ma boite. Elle est ici et là sur la toile. Vous la trouverez par exemple ici dans TC!
C’est énorme, c’est vrai, disproportionné avec ma chétive personne ! Mais il faut bien que je l’avoue, je ne peux pas le cacher aux amis : j’ai excommunié Benoît XVI. Alors que lui venait de lever l’excommunication des évêques intégristes… !
Vous ne me prenez pas au sérieux ? C’est pourtant vrai. Que s’est-il passé ? Fin janvier, quand Rome a consolidé ces quatre mitres schismatiques sans tenir grand compte de leur refus du renouveau du dernier concile, de la reconnaissance de la liberté religieuse, de l’œcuménisme, de l’ouverture au monde, et j’en passe, j’ai cessé de nommer l’évêque de Rome dans la prière eucharistique.
Notez que je n’ai pas inventé pareil silence. Dans les Églises anciennes – sentez comme je suis porté vers la Tradition ! – quand il y avait des chamailleries, souvent passagères, on cessait de faire mention pendant la messe des camarades avec qui on était en pétard. On les nommait à nouveau quand on avait arrangé les affaires. Donc pas de gloussements hypocrites, de soupirs vers l’unité, mais déclaration nette de désaccord jusqu’à ce que tout soit clarifié.
Alors j’ai fait pareil.
Et puis, trop, c’est trop ! Après la bévue de Ratisbonne, la nomination à Varsovie d’un archevêque, ancien indic de la police communiste, qu’il a fallu démissionner au seuil de la cathédrale, la création d’un prieuré pour quatre prêtres intégristes à la barbe de l’archevêque de Bordeaux, la possibilité offerte à ces intégristes dépendant directement de Rome d’ouvrir un séminaire (ce qui révélait, derrière les trémolos à l’unité, une stratégie de restauration d’une Église « à l’ancienne »), voilà qu’on fait encore des avances aux disciples obstinés de Mgr Lefebvre !
Lèverai-je un jour l’excommunication ? Il faudrait des signes de repentance et de fidélité en actes aux orientations de Vatican II.
Pourvu que je ne me fasse pas traiter de schismatique… Mais peut-être qu’à ce moment-là, on s’occupera de moi, on m’encouragera à célébrer la messe dans la langue de ma vie, avec les gens, sans leur tourner le dos, peut-être aussi qu’on sera soucieux de leur liberté de conscience, qu’on partagera davantage leurs attentes, quelles que soient leur religion, leurs convictions et les couleurs de leurs âmes. En se tournant résolument vers l’avenir ! Avec quelqu’un, un juif, qui semble un peu oublié à Ecône et qui ne parlait pas latin : Jésus.
par Gérard Bessières, prêtre





