04 août 2009
Les crayons ...

Une jeune fille a fait irruption dans la salle. Nous nous attendons à ce qu’elle apporte un plumier et en sorte un porte plume, mais non, désopilant, elle est "une" porte… plume ! Et les crayons plantés dans le chignon, la rendent plus aérienne !
Ses garçons de musiciens ont l’air impatients, sérieux, mais vite, ils se révèlent capricieux, fantasques, lunatique : géniaux. Ils sont en place, avec au bout des doigts 1, 3, 9 instruments !
Elle ? Elle sillonne les rangs de spectateurs, se faufilent légère, « Bonjour monsieur vous avez un joli tee-shirt ! » " et vous belel moustache!" « Bonjour madame, hum… votre collier est superbe !» Voilà Amélie-les-crayons, une « jeune fille » qui court dans la salle avant de courir des paroles, tout en musiques !
Ses garçons, l’attendent ! Il est 21 heures, bien pesé, d’autant que la présentation de cette dernière soirée de festival a été un peu soulante ! Franchement … des merci dnas l'oredre et le désordre, sympa.. mais pas un seul mot sur le spectacle de ce soir ! J’hallucine ! Heureusement les premières notes prennent place ! C’est bon, Amélie a été happée, extirpée de l’assemblée. Elle est sur scène. Elle chante ! Ouf !
Forcément nos yeux sont rivés « aux crayons d’Amélie » comme les morceaux de viandes sont attachés à la brochette en cet été barbecue ! C’est bon nous voilà très vite mis en orbite: une trajectoire entre distraction et séduction ! Entre sourires presque enfantins et ironie décapante et ultra sérieuse d’adultes très avertis … Mais lemessage est toujours recevable par les plus jeunes de l’assemblée !
Cela aurait pu être une soirée banale, entre Juillet et Août, entre bison futé et bison désabusé mais non mais non ce fut un moment d’humour, d’humeur: un regard partagé et délicat d’une jeune fille qui en connaît... sur le monde qui nous entoure.
Vous avez dit Amélie-Les-Crayons, et pourquoi les crayons ? Car ses crayons, parfois mêlés de quelques fleurs font sa coiffure, tenant et retenant ses cheveux en forme d’espiègle enfant ! Mais, un moment, les crayons si ajustés, sont jetés par terre, comme un faux caprice, ses cheveux sont libérés, la musique réagit aux crayons qui gisent au sol, son texte court deplus bel sur un mode parfois haut perchée, digéré par de géniaux musiciens, en humour et tendresse, en gravité et légèreté en insouciance et intériorité ! Ses crayons se sont mis à réécrire, Bourvil, Brel et le vie aujourd'hui : époustouflant ! Nous voici dans un univers où nous passons, les unes après les autres, les limites: pleurs et rires, sourires et cris, sans même devoir sortir son passeport mais avec une vitalité impressionnante ! Et sans une fausse note ! Ni un seul mot déplacé... même sur le bord glissant la lunette du WC ! "Quand tu vas aux toilettes, est-ce que tu peux lever la lunette?" chante-t-elle avec un regard espiègle.
Amélie s’arrête tout net ! La coquine, elle regarde profondément son public. Elle se retourne donne place à ses garçons. Elle est drôle cette fille là ! Un tantinet mutine, friponne: le choix du vêtement du matin est impossible, hein Elisabeth, et son docteur improbable ! Quant à Jean Paul (ce soir là ce fut Jean-Paul ) la tête lui en a tourné sous un charme et un enchantement infini. Elle a insisté mais ce ne fut jamais trop lourd ! Génial ! Faut dire qu’elle a l’art de récidiver... non je devrai dire, l’art de la conférence sur la récurrence dans les névroses et les phobies.» Hum, avec Amélie, il y a un enfant qui dormait en chacun qui s'est réveillé ! et dire qu'elle est notre marraine de Camp Hors Frontières 2007 ! Superbe marraine !
21 juillet 2009
Allez donc, plein de courage ... (IVD6 et fin)
«Allez donc, plein de courage faire ce à quoi vous êtes appelés, mais allez en simplicité… »
Entretiens spirituels XVI, Des fondations
« Où Dieu nous a semés, il faut savoir fleurir ». 
« Faites tout par amour, rien par force ».
« Ce que nous sommes, soyons-le bien ».
« Il faut que tout homme prie ».
« Quiconque a Jésus-Christ en son cœur, l’a bientôt après, en toutes ses actions ».
Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi ».
Ne semez point vos désirs sur le jardin d’autrui, cultivez seulement bien le vôtre.
Ne désirez point de n’être pas ce que vous êtes, mais désirez d’être fort bien ce que vous êtes.
Le chemin de sainteté qu’il nous ouvre :
accomplir toutes choses ordinaires avec un amour extraordinaire !
05 juillet 2009
Dans un monde de surménés... (IVD 5)
L’Introduction à la vie dévote recommande confession hebdomadaire et eucharistie quotidienne, elle réclame de chacun l’heure d’oraison : est-ce adapté au monde moderne habités de "surmenés" ?
C’est vrai F de Sales recommande la prière…

- « Le chapelet est une très utile manière de prier … pourvu que vous le sachiez dire comme il convient ! »
- … Euh et comment on sait si cela convient ?
- « Vous savez, elles sont bonnes aussi toutes les autres prières vocales qui sont dans les Manuels et Heures approuvées, à condition toute fois que si vous avez le don de l'oraison mentale, vous lui gardiez toujours la principale place !
- Et qu’est ce donc l'oraison mentale ?
- Celle que je vous conseille….par dessus tout. L’oraison mentale et cordiale….et particulièrement celle qui se fait autour de la vie et Passion de Notre Seigneur : en le regardant souvent par la méditation, toute votre âme se remplira de lui ; vous apprendrez ses contenances, et formerez vos actions au modèle des siennes. Il est la lumière du monde, c'est donc en lui, par lui et pour lui que nous devons être éclairés et illuminés ; c'est l'arbre de désir à l'ombre duquel nous nous devons rafraîchir; c'est la vive fontaine de Jacob pour le lavement de toutes nos souillures.
En fin, les enfants, à force d'ouïr leurs mères et de bégayer avec elles, apprennent à parler leur langage ; et nous demeurant près du Sauveur par la méditation et observant ses paroles, ses actions et ses affections, nous apprendrons, moyennant sa grâce, à parler, faire et vouloir comme lui.
Si, en faisant l'oraison vocale, vous sentez votre cœur tiré et convié a l'oraison intérieure ou mentale, ne refusez point d'y aller, mais laissez tout doucement couler votre esprit de ce côté là, et ne vous souciez point de n'avoir pas achevé les oraisons vocales que vous vous étiez proposées; car la mentale que vous aurez faite à la place est plus agréable à Dieu et plus utile à votre âme. François de Sales IVD chapitre 1
30 juin 2009
C’est curieux cette attirance à semer dans le jardin d’à côté. (IVD4)
Il n’est pas rare que de talentueux baptisés ou pasteurs sillonnent monts et vaux, courant e
t semant ici et là la bonne parole, le bon point de vue et le bon conseil… Ils gèrent magnifiquement leur talent de charité mais ils n’ont pas de temps à donner au plus proche, au frère, au fils, au conjoint, à celles ou à ceux qui sont présents au foyer. Ils n’habitent plus la maison qui est la leur et ignorent les premiers frères qui leur ont été donnés. La sainteté, c’est du concret et de la proximité nous dirait lma Vie dévote !
La sainteté est humble elle est relationnelle et ne passe pas par la tête bien belle ou bien faite, ni par les mots et codes appris qui sillonnent les circonvolutions cérébrales.
« Ôte ta sandale de ton pied, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint ! » (Josué 5, 15). Faut-il en conclure hâtivement que nous serions porteurs de biens des poussières d’idées toutes faites sur Dieu ? Possible! Mais « Ôte ta sandale de ton pied.. » insiiste le Seigneur, car la sainteté est expérimentale, elle passe par les pieds et remonte en soi pour nous habiter…
28 juin 2009
Une vie « dévote» ça me botte ... (IVD3)
N’est-ce pas un peu une formule un peu démago ?
D’abord par bien des abords notre siècle à des similitudes avec celui de F de Sales !
Et puis l’évêque de Genève figure parmi les pionniers qui ont défendu avec véhémence que la sainteté n’est pas réservée aux spécialistes religieux ! Il a tracé à tous un chemin de sainteté. Il a une vue moderne de l’homme pour qui la sainteté consiste à devenir ce qu’il est, réellement ; pas d’actes héroïques mais des gestes de la vie quotidienne ! « Tout par amour » que nous soyons célibataires, mariés ou religieux, riches ou pauvres, artisans, ouvriers, ou patrons. Et au « tout par amour » il ajoute le « rien par force » éclot dans l’écoute de Dieu !
Alors inutile d’aller chercher midi à quatorze heures : si tu es étudiant préoccupe toi de ta science !
Si tu es amoureux, la sainteté consistera à t’occuper de celle ou celui que ton cœur aime.
Si tu es mère ou père, ce seront tes enfants qui seront l’objet de ton engagement et de ton affection.
Si tu es curé ou évêque la sainteté consistera moins à de dire ou assister à trois messes par jour qu’à prendre soin de celles et ceux qui te sont confiés dans un geste intense de serviteur !
La sainteté, consiste à « porter du fruit là où nous avons été plantés au chemin du monde ! »
26 juin 2009
Sept dons en une fleur (IVD2)
La charité cependant comprend les sept dons et ressemble à une belle fleur de lis qui a six feuilles plus blanches que la neige, et au milieu les beaux martelets d’or de la sapience, qui poussent en nos cœurs les goûts et savourements amoureux de la bonté du Père notre créateur, de la miséricorde du Fils notre rédempteur, et de la suavité du Saint-Esprit notre sanctificateur. Et je mets ainsi cette double crainte ès deux degrés, pour accorder toutes les traductions avec la sainte et sacrée édition ordinaire: car, si en l’hébreu le mot de crainte est répété par deux fois, ce n’est pas sans mystère, ains pour montrer qu’il y a un don de crainte filiale qui n’est autre chose que le don de piété, et un don de la crainte servile qui est le commencement de tout notre acheminement à la souveraine sagesse . Traité de l'amour de Dieu, liv. XI, ch. XV.
« L’Introduction à la vie dévote » (IVD1)
Vous trouvez de titre vieux de 400 ans une apparence bigote ?
Facile ! Mais au fond c’est pas si ringard que ça : une vie « dévote» , dévouée, donnée à Dieu, moi ça me botte. Allez on en papote un peu !
Est dévot ce qui est religieux, relié, ce qui a une attache à quelqu’un : un lien qui unit à Dieu".
S’il fallait prendre le partie de traduire je dirai « Ouverture à l’ardente vie ! »
Pour en souligner le commencement, l’intention et la direction plutôt enflammée et tellement intérieure de la démarche !
« Es tu branché ? » « Es tu branché à Dieu ? »
C’est la question directe que pose François de Sales, patron des journalistes, l’auteur de ce livre à succès, d’il y a 400 ans mais terriblement moderne.
[dans saint François de Sales,
Introduction à la vie dévote, 1686 Musée
de la civilisation, bibliothèque du Séminaire
de Québec,123.2]
Le livre de l’Introduction à la vie dévote a profité de la révolution Gutenberg : pourquoi ne profiterait-il pas de la révolution électronique ? N’est –il pas l’un des titres les plus lus dans l’Histoire de l’Église … paru vendu en 1609, il ne cesse d’être réimprimé : une quarantaine de fois du vivant de son auteur ! Voilà un livre écrit en français ! Non seulement pour les érudits de l’époque mais pour le plus grand nombre. Aujourd’hui c’est une chance et un handicap. Chance d’accéder au texte dans notre langue, handicap de le lire dans un français ancien, les tournures, l’orthographe, le sens nous déboussole parfois. Chance si l’on fait l’effort de pénétrer et de gouter à notre langue… Handicap si on se met à traduire et trahir les textes… sous prétexte de les rendre plus accessibles ! ![]()
11 juin 2009
Les hauteurs...
Dans l’Évangile nous sommes régulièrement convoqués à la hauteur, lorsque le ciel s’ouvre pour laisser couler, drue sur terre, la parole d’Amour de Dieu qui redit combien nous sommes ses fils bien aimés. Sur le mont Mont Eremos, à mi pente Jésus déclinait le monde en béatitudes !
Sur le Mont Tabor qui annonçait une plénitude de lumière, de vie et de bonheur qui nécessita la passage par le Mont Calvaire. Ces montagnes forment une ligne de crête exceptionnelle !
Au pied des montagnes le rendez vous à la chambre haute nous oblige aussi à l’élévation… et à la méditation sur la vie et la mission de Jésus.
« Décrocher » pour le voyage quotidien c’est le risque majeur d’une réduction brutale de « portance » Lorsque plus rien ne vous pousse ni ne vous motive ; lorsque nous nous trouvons dans l’incapacité de supporter les charges confiées. Il y a pas mal de maux qui expriment le désarroi: désespérance, déprime, dépression, laisser aller, échec pastorale…
La chance m’a été donnée d’une autre forme de
décrochage… pendant quelques heures. Non pour sombrer mais au con traire pour prendre de la hauteur ! La Savoie en ses espaces le plus reculés et les plus élevés offrent une respiration intense.
Le sentiment d’être monté à « la chambre haute. » pour un moment, être assidus à la prière, pour ouvrir les yeux à l’immensité qui éveille à l’infini au-delà des pics rocheux qui déchirent le ciel. Mais aussi pour ouvrir les yeux à l’éphémère et mystérieuse beauté des milliers de fleurs et des marmottes à peine craintives sorties de leur trou d’hiver !
« Voir merveilles en ces lieux-là ! » nourrissait et rechargeait le cœur de François de Sales.
J’ai été bien incapable de donner un nom à toutes ces créatures. Par contre à leur contemplation j’ai su redonner un nom à toutes les ratures de la vie qui paralysent, provoquent le mauvais décrochage et menace l’homme et l’Église ; à tout cet aveuglement spirituel qui s’installe trop vitement sans crier gare et qui nous laisse parfois penser que nous sommes « arrivés!»
Installés dans une aura «évangélique», acquise parfois dans de vigoureux combats ; forts de nos engagements et de nos pratiques qui nous font le leurre d’un certain degré de perfection, de connaissance, de foi … Ivres des tant d’activités qui nous font dire étonnées que le temps passe si vite ; qu’il roule et se déroule si vite que nous n’avons plus de prise sur lui . Mais s’il me manque cet amour je deviens néant ! Je ne suis plus rien sans cet amour né et nourri dans la contemplation des créatures de Dieu !
Mon curé, au caté, jadis, les disposait, les unes après les autres sur les marches d’un escalier. La première marche portait la pierre, améthyste ou calcaire grossier. La seconde faisait fleurir une Gentiane bleue ou printanière ou encore portait quelque tourbe noire… Sur la troisième s’enroulait le serpent ou grattait la marmotte. Sur la suivante l’homme debout sur un sommet temporaire… S’il voulait aller plus haut il avait le choix entre redescendre, pour remonter plus tard, ou adorer une créature unique à l’une des marches. Il pouvait aussi tenter d’aller plus haut par un saut au risque du précipice. A moins, à moins qu’il ne choisisse modestement d’emprunter le « petit pont de bois » fait de la croix du Christ qui ouvre l’espace infini de Dieu.
Pourvu que nous n’en arrivions jamais à nous satisfaire que de nous-mêmes ! Pourvu que nous n’en arrivions jamais à sous-estimer notre condition d’homme et de créatures.
Dans la grandeur de la « chambre haute » de cette journée à plus de deux mille mètres j’ai exercer mon regard de croyant au discernement de la main de Dieu derrière chaque « habitant » de ce haut lieu minérale et animal, végétal ou tellement humain dans le geste du berger qui prépare l’alpage.
Pourvu que notre capacité d'émerveillement à nous chrétiens de ce siècle aille toujours en s’agrandissant ! Allons… en route vers la chambre haute où le mystère de la foi fait vivre l’Église de Pâques et de Pentecôte.
09 mai 2009
Que tes oeuvres sont grandes ... Seigneur ! Seigneur !
Un 8 mai de grande paix !
Une destination: la Vanoise !
Pour un moment de bohneur en rencontres variées
sur tout le regristre de la création:
- des hommes et des femmes au sens de l'accueil exceptionnel;
- du silence, imposant de la nature qui sor d'un long hiver !
- avec tous ses habitants du jour en voici quelques uns (seulement) !
05 avril 2009
Deuxième épisode… Avec les 6ièmes qui se préparent à passer en cinquième
Ô Dieu…
Avec les 6ièmes qui se préparent à passer en cinquième nous avons préparé dans un temps fort, très fort, la profession de foi. C’est un temps particulier !
Ce temps est odieux, je veux dire suffisamment désagréable pour nous plonger dans les angoisses des couturiers… longueur, ourlet, pince, couleur, forme, de l’objet central (parfois on a même l’impression que c’est le sujet.. central de la profession de foi ! Je veux parler de l’aube.
Mais ce temps est au Dieu de Jésus, car parler de l’aube nous emmène modestement au petit matin de la vie. Au « point du jour » ‘’Albus’’ « blanc, clair » L’aube ce n’est pas encore l’aurore, mais ce moment où la lumière, en soleil levant blanchit progressivement l'horizon; Oui avec l’Aube pointe le Jour.
Bon je vous l’accorde l’aube c’est aussi quelque part le moment des regrets pour les amoureux. Car, pour sûr, l’imminence de l’aube, va les séparer. Mais, l’aube, passée, is apparaissent à la lumière ; et la clarté qui touche l’œil exprime pureté et promesse de vie… Vous voyez bien la force de l’aube c’est les prémices de la lumière : la transfiguration des êtres (et non des vêtements !) Cette aube, là est espérance !









