Turbulence : sur « Zone » … cela a tellement bougé (1)
Un monde qui change,
une Eglise qui change
Sur Zone … cela a tellement bougé que les failles sont profondes !
Beaucoup en avait parlé pendant de longs mois depuis un certain «oser l’Eglise dans un monde qui bouge » chantier ouvert à l’occasion de la messe au cœur antique de Vienne du 18 juillet 1999…
Et voilà que brusquement, brutalement, avec inconséquence, unilatéralisme, l’Eglise qui est à Vienne est « bougée », « bousculée ». Les résultats sont immédiats : colères, incompréhensions, dégoûts ou… jubilations…
Depuis le 18 novembre 2005 date du communiqué laconique des évêques, (quand même une telle décision méritait meilleur traitement et surtout plus de déférence aux chrétiens qui habitent en ces lieux !)
Oui quelque chose à bougé, changé. A partir de cette date plus rien ne sera comme avant. Il faudra sûrement encore du temps pour faire l’état des lieux après ce séisme, encore plus pour mesurer les dégâts collatéraux et encore davantage pour comprendre et guérir…
Y a-t-il des «morts», que nous leur donnions une digne sépulture !
Y a-t-il des blessés, que nous ne tardions pas et n’hésitions pas à en « prendre soin » : les veilleurs devraient être au travail à cette heure-ci ?!
Y a-t-il des objets, des petits rien à grande valeur à sauver des décombres : que nous les ramassions ; en leur temps ils parleront !
Y a-t-il des blessures qui réveillent d’autres blessures plus anciennes… qui appellent un surplus de réconfort alors que nous conjuguions « réconcilier » au présent actif : écoute et compassion, don et pardon !
Y a-t-il des « errants », des « retournant-à-la-maison » que nous leur ouvrions vite la cabane ou la tente au bord du chemin par les mots de l’hospitalité et de la charité : « Entrez donc car le jour baisse et déjà il se fait tard! »
... chacun peut continuer cette litanie d’après séisme.
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Mais l’homme même blessé n’est pas fait pour s’abandonner.
Dieu ne désire que l’homme debout et qu’il vive !