Des ronds dans l’eau ?
Si Nicolas Sarkozy a un ego débordant pour devoir occuper sans cesse le devant de la scène il pourrait trouver d’autres thèmes de provocation !
Car il est « incliné à penser qu’on naît pédophile». Il semble dire aussi que si 1200 ou 1300 jeunes se suicident chaque année « c’est parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. »
Et voilà une nouvelle pierre jetée à l’eau ! Le petit Nicolas joue avec les pierres et l’eau. Il ne sait plus comment faire des ricochets et attirer l’attention, Mon Dieu pour faire un présidentiable que c’est long ! Que c’est long, également, une campagne commencée il y a si longtemps, un matin en se rasant ! Alors il lance des pierres dans l’eau et contemple les ondes concentriques dessinées à la surface. Seulement voilà ces figures masquent les tensions provoquées en profondeur.
Le premier cercle d’ondes induit les confusions.
Serait-ce que le statut de « présidentiable » permet-il de dire tout et n ‘importe quoi ou n’importe comment ? Pour ma part je préférerais que ces questions sur l’inné, soient posées par des professionnels de la santé, plus scientifiques que politiques. Et que la discussion sur ces sujets d’une extrême douleur ne soit pas confusément agitée dans un contexte de campagne présidentielle qui ne permet ni finesse ni délicatesse dans le débat, quand celui-ci existe réellement.
Le second cercle d’ondes induit l’exclusion.
De tels propos me font peur. C’est le simplisme à notre porte, et très vite l’exonération de la réflexion et de la recherche. Ce type de propos excuse tout acte de pédophilie à l’avance ! Les pédophiles ne seront pas passer au Karcher ! Mais il ne reste pour eux, comme « c’est un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie », que l’exclusion définitive, la déportation et la peine de mort. En fin de compte les tests génétiques avant le baptême permettrait de faire un tri sérieux pour ne garder que les blancs et blonds ! Ca fait penser à quelques chose, c’est pour cela que la peur remonte ….
Le troisième cercle d’ondes nous renvoie à un autre enferment plus pernicieux : un déterminisme. Comme quoi chacun serait programmé, par un Grand Ordonnateur. Et qu’il n’aurait en fait qu’à vivre la programmation dont il est l’objet. Cela voudrait dire que chacun est prédestiné – ravivant cette vielle polémique janséniste de la grâce et de la liberté- Chacun ne serait plus maître de son devenir. annihilant ainsi la capacité de l’homme à se construire dans le rapport aux autres, de « grandir » dans la « cité ». Certes tel ou tel humain peut avoir des facteurs susceptible de prédisposition pour devenir pédophile, délinquant ou suicidaire, Mais il ne semble pas que la science, aujourd’hui, puisse soutenir que cela serait inné, c’est à dire inscrit dans les gènes. Alors comment ne pas prendre en compte le rapport de chacun avec son environnement, la psychologique, le jeux des relations qui s’essaient, les réseaux auxquels chacun émarge et que la sociologie nous permet de découvrir. Se serait aussi vivre sans compter avec l’empreinte de la culture et du politique.
Alors qu’un homme politique prétende gouverner la France tout en soulevant ces craintes fait plus que froid dans le dos !