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yonathan
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1 novembre 2007

DISPARU

Mais qu’est ce qu’il a voulu dire, le journaliste de la TV en présentant ce jour de Toussaint comme le jour des « disparus » ? La Tv aurait-elle cessée de parler à propos de Toussaint de la fête des morts ?  Aurait-elle instillée dans ces propos une once d’espérance, un doute sur l’absolu de la mort ?  Car dire défunt (de-funct qui à arrêté de fonctionner ou qui a accompli sa vie) ne veut pas dire « disparu », ‘qui a cessé de paraître, qui n’est plus  visible’ : nous sentons bien qu’entre ces deux mots il y a plus qu’une nuance.

Les disparus  ce sont littéralement  « les manquants à l’appel »  littéralement ces soldats qui, après au lendemain d’un combat ne sont retrouvés ni parmi les morts, ni parmi les vivants debout ou blessés.

Alors je repense à ces anciens de l’apocalypse de Saint Jean (Ap 7, 2-4. 9-14)

qui se demandait , « qui sont-ils tous ces gens vêtus de blanc, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? » en voyant  une « foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues, quoi se tenait debout devant le Trône et devant l’Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main. »

Qui sont-ils les disparus ?

Ce sont celles et ceux qui ont cessé d’être visible ce qui ne vaut pas dire qu’ils ont cessé d’exister. Dans la disparation se loge un mystère, un changement de « registre », le préfixe ‘’dis-‘’ de disparu, indique la séparation, la différence. Rien ne dit que la séparation es définitive, que la différence ne puisse pas se combler pour fair naître une perfection de communion !  Le disparu est en voyage…il assume un départ un départ une marche ailleurs et autrement. S’ils ne répondent plus à l’appel de leur nom, nous ne cessons pour autant de les nommer, de les appeler et interpeler. S’ils ne sont plus présents pour répondre de leurs actes et paroles accomplis nous ne cessons pour autant d’évoquer l’un ou l’autre de leurs gestes ou de leurs dires parmi ceux qui nous paraissent à nous les meilleurs. Les chrysanthème, chrysanthemelittéralement « fleurs d’or » qui sont révélées  en sens et force par le gris silencieux des tombes. Ils ne veulent dans le langage des fleurs que participer à entretenir la permanence d’un lieu, la trajectoire de la terre t du ciel mis en perspective, la mémoire d’une vie terrestre épanouie en soleil divin !

Sont-ils pour autant devenus introuvables ? Ne seraient-ils devenus « à trouver » ou à retrouver, prolongeant notre propre vie et nous faisant nous nous élever vers un ailleurs encore inaccessible pour nos sens humains et notre intelligence ?


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