1 /4 Le Dieu absent : est-ce possible ?

L’absence ? Ce mot me rappelle une parole ‘décapante’ d’évêque. »
« Je seray bien ayse que vostre curé absente, car il est de ceux la desquelz la residence est plus nuysible aux brebis que l'absence. »
Vous aurez compris qu’il s’agit d’un évêque d’hier ; citation d’une lettre d’Annecy, du 8 août 1614. Sous la signature de François de Sales ! Absenter : ce verbe, aujourd’hui à la forme pronominale, signifie que l’action mène ou emmène quelqu’un à être hors sa « résidence ! »
Naturellement la question se pose : « Dieu peut-il être hors sa résidence ? Dieu peut-il donc habiter ailleurs que dans le monde et l’homme qu’il aime passionnément ? »
Dieu peut-il être ab-sens... son sens de l’homme peut il s’éloigner, être repoussé, être emporté loin ? Son cœur pourrait-ilprendre de la distance avec cet amour infini qui est le sien ?![]()