Coup de spot sur l’Eglise
Prenez une boite de chocolats, enveloppés… plus un gros paquet de bonbons pliés… Voilà un petit ensemble d’outils pour un premier groupe. Prévoyez pour un second groupe, des cartes à jouer, des pions ronds, longs, de loto, de toutes les couleurs… et voilà l’investissement pédagogique n’est pas énorme et en plus ils sont recyclable en fin de séance ; vous deveniez comment. De quoi s’agit-il ? C’est simple il paraît que la catéchèse « gommette » ne va pas à l’essentiel, en jouant on n’apprend rien, le « par-cœur » du caté de jadis était quand même plus performant… même si nous nos demandons où sont donc passés tous ceux qui l’ont vécu ou subi ? … Donc sans vergogne avançons ! Nos deux groupes d’ado. s’engagent dans une construction singulière. Il s’agit pour eux de créer une représentation de « la liturgie de la parole » à l’aide de leurs outils pédagogiques gastro-ludiques ! Hésitations, regards désemparés … Forcément, ricanent les septiques, faire de la catéchèse avec des Regal’ad, des Foliz et des cartes « Ducale » ! En fait nous nous apercevons vite que l’hésitation vient simplement du fait que liturgie … de la parole est un langage de spécialiste inconnu des ado. Ouf ! ce n’est pas grave, une petite explication et c’est parti : en deux temps trois mouvements les deux groupes tiennent leur œuvre éphémère … Voilà alors, le temps où l’on prend connaissance des œuvres les uns des autres. Le premier groupe composé de 3 demoiselles, nous présente un super plan d’église. Les murs entièrement en pavés de chocolat, architecture « mignonnettes sensations» sont solides et épais. Certains pavés supportent des gros bonbons qui sont des instruments de musiques. Toute une chapelle latérale est remplie de musiciens et l’autre en face pleine à craquer de chanteurs, tous habillés de la même tenue « caramel ». Voilà une liturgie de la parole qui va swinguer fort. Au chœur, une grande croix savamment ajustée a été dressée avec la boite des chocolats. Au centre, un autel en bonbons et dessus le Livre-bon-bon. Et derrière l’autel, plus haut que trois bonbons empilés, le « grand-prêtre » et devant à l’entrée du chœur… deux « prêtres nains » … - Heu… oui, pourquoi z’ont oublié de grandir ? L’une des jeune cherche le mot… non ce se sont des … euh… comment on dit des z’enfants de chœur… quoi ! Ah oui super : petits prêtres deviendront grands ! Hum… c’est leurs parents qui vont être heureux ! Continuons notre visite. Car cette église est pleine, harmonieuse, remplie même. Beaucoup sont installés dans la nef, d’autres sont encore sur le parvis, très nombreux. On remarque aussi, à l’entrée un bonbon-personnage pas pareil que les autres. - Et c’est qui lui ? - Lui, c’est le videur ! - Le videur ? - Ben , oui, enfin, non, celui qui fait placer les gens… - … et ces deux là plus loin dans la rue, ils s’en vont-ils se sont fait vidé ? - Ben non ils sont en retard ! Vivante Eglise ! Où la musique, la place des uns et des autres est si importante. Eglise de musique et de bon gout où l’ambiance donne envie de venir, de rentrer, de trouver sa place de chanter, d’habiter de durer en musique et même de grandir. Et si c’était vrai ? Alors et l’autre groupe : les joueurs ? Trois garçons. Joueurs ? Non, sérieux : look architecte designer…. Chacun est à la tâche immédiatement. Se déroule devant nos yeux une espèce d’osmose, en peu de mots, presque en un silence monacal, chacun avance dans la construction, apporte son savoir faire, pose ses pions… sans questions, ses cartes … sans charte, émet sa parole sans mots. Ils se complètent, s’écoutent, se correspondent. Vivante parole qui fait plus qu’elle ne dit ! Résultat ? Un chemin qui commence par une construction en cartes, fermée, massive, genre blockhaus… et oui nous expliquent t-ils quand nous arrivons à la messe on est fermé, (peut-être même on n’a pas eu trop envie de venir) replié sur nous-mêmes, sur nos soucis… Pas toujours facile la vie à 14 ans… ni à 60ans ! Une fois passé ce tunnel fermé on débouche sur une longue allée colorée faite de pavés rectangulaires (100 pts à la belote) alternés avec des ronds de couleurs (10 points à la belote) chaque point rond représente un moment de l’Eucharistie. Cette allée est parallèle à un alignement de pions de loto… ça commence à « 1 » et les chiffres augmentent au fur et à mesure que la messe se déroule… Je risque une question : « … et la liturgie de la parole c’est où ? » … Le plus rapide montre de la main: « par là ! » en désignant presque le milieu. Le second préfère situer un peu plus loin, plus haut… et le troisième dit : « non c’est à la hauteur du 21 ! « Je cherche le numéro 21… mais entre le 120 et le 22 pas de 21, il manque ! Insaisissable parole. A peine posée elle se répand. Elle ne reste pas en place. Elle se disperse, se dilate, prend de la place : toute la place ? Puis leur construction se termine par un autre édifice de carte… du plus pur style château de cartes. Orné d’un parterre de barres de 100 points, en couleur, en couronne, en pétales d’une fleur épanouie ! Le château a du mal à tenir debout, il s’écroule. C’est l’heure de partir de l’église, ouvert joyeux, rayonnant, libre … Une messe commence ! Et si c’était vrai ! Merci les amis pour cette catéchèse que vous nous avez fait partager !
