6/6 Que s’est-il donc passé au matin de Pentecôte ?
Un chemin, d’Évangile a perduré. Il traverse les siècles jusqu’à nous aujourd’hui. A l’étape de ce jour, l’Esprit continue à inspirer notre marche et notre prière ! Une prière et une espérance nous animent :
« Seigneur qu’il me soit donné d’aimer ton Église « sous son visage le plus Saint, sous son visage engagé, sous son visage de faiblesse ! » elle reste pour moi comme une mère !
Et je rêve d’une Église, aux portes ouverte par vent de Pentecôte, qui permette le Passage, sans que l’on soit obligé de prendre les programmes en entrant ou sortant parce que tout aurait déjà été pensé, codifié, et décidé par quelques-uns, à l’avance !
Je rêve d’une Église qui ose, et se laisse créer par l'audace de l’Esprit, qui fait du neuf, qui nous pousse à inventer, à nous adapter dépassant les habitudes qui nous retiennent !
Je rêve d’une Église dont chaque rendez-vous me permette de ne pas repartir chez moi comme avant ! Je rêve d’une Église, féminin et masculin, qui engendre par une Parole tranchante comme l’épée, et par un Souffle de douceur et d’indulgence comme « une brise légère ! »
Je rêve d’une Église pluriel, décentrée, sans trop de toits ni de lois qui protègent et isolent, qui accueillent et offrent du réconfort en de multiples haltes en chemin, pour les cabossés de la vie, prisonniers des cellules, des corps, des idéologies... pour les blessés de la vie, divorcés-remariés, homosexuels, femmes ayant vécu un avortement…
Je rêve d’une Église du Serviteur sans honneur, sans pouvoir autre que d’appeler le bonheur en proposant jour après jour le sacrement du frère !
Je voudrais tellement que ces rêves soient prémonitoires !
Pour cela serons-nous quelques uns à faire en sorte qu’au souffle de Pentecôte, advienne cette Église ? (Fin)