Arc en ciel
Arc-en-ciel
Je roulais, monotone, entre soleil et pluie
Sur la sombre bande qui déroule l’autoroute
Lorsque dans le ciel l’arc se forma inouï
Traversant l’horizon en entier et sans doute.
A force d’espace et à grand renfort de temps
Cette magie de lumière dispersée
Par l’infinie des gouttelettes de l’ondée
S’estompa soudain se perdant dans le couchant.
Je me disais alors quand le ciel s’obscurcit
quand reverrai-je donc un tel arc, une telle arche ?
A pâques où à la trinité : allez marche
et garde au cœur ce trait de paix qui a surgit.
Mais ce soir est veille de sainte trinité
Et cet arc, tout en silence fit mine de couper les cieux
La coupole suggérait un large entre deux
Sous le ruban reliant les extrémités.
Passage vers un infini des sentiments
Passage incessant à la vie sur notre terre
Passage d’alliances contre toutes guerres
Passage à l’Eternel et gloire au firmament !
Le ciel esquivait tous ses tons hésitants
Pour faire place aux pastels déclinés en douceurs
Un arc-en-ciel certainement en trois couleurs !
En ce soir, veille de Trinité, forcément !
Mais pourquoi pas aussi sept couleurs de lumières
Comme les sept notes qu’un passeur a criées
Une tonalité de l’obscur à la clarté
Un accent de l’invisible à l’avant première.
Tehem
